Avertissement concernant fin-tradix.com. Tout indique qu’il s’agit d’un dispositif frauduleux déjà à l’origine de premières victimes. Voici ce qui nous met en alerte.

Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez justice !

Fin-tradix.com n’existe que depuis 101 jours

Face à une plateforme telle que fin-tradix.com, notre premier réflexe est simple : consulter son Whois. Le Whois dévoile de nombreuses données techniques sur le site. On y apprend notamment que l’adresse fin-tradix.com a été enregistrée le 7 août 2025. Elle n’a donc que 101 jours.

Par expérience, une telle jeunesse doit immédiatement susciter la suspicion. Les fraudeurs renouvellent sans cesse leurs noms de domaine pour repartir de zéro et attirer de nouveaux épargnants. Dès qu’une adresse devient trop visible, signalée ou bloquée, ils la remplacent et relancent la machine. Ce cycle permanent est au cœur du fonctionnement des escroqueries numériques.

Pour rejoindre les autres victimes de cette arnaque, rejoignez le forum.

90 % des investisseurs particuliers perdent de l’argent

Depuis plus de dix ans, les plateformes de trading comme fin-tradix.com et les arnaques à l’investissement ont extorqué aux épargnants français plus de 7 milliards d’euros, que ces sites soient régulés ou hors cadre, légaux ou illégaux. Et ce chiffre est sans doute inférieur à la réalité.

Ces plateformes prospèrent parce qu’elles sont immensément rentables. Le public l’ignore souvent, mais ces opérateurs peuvent capter les pertes de leurs clients, à l’image des casinos. Or, un rapport officiel démontre que 90 % des utilisateurs de ces sites perdent de l’argent. Une manne considérable qui attire inévitablement les acteurs les plus douteux.

Régulés ou non, ces sites ont été dénoncés pour leurs dérives : incitation permanente à investir davantage, jeux psychologiques, stratégies d’épuisement. En Israël, berceau de ces pratiques, leur dévoilement a déclenché un scandale national et poussé le pays à légiférer.

Fin-tradix.com propose-t-il de simples mentions légales de façade ?

Les mentions légales constituent un socle de confiance. Elles ne sont pas accessoires : elles sont obligatoires.

La loi de 2004 sur la confiance dans l’économie numérique impose à tout site professionnel de fournir des informations précises au public, telles que celles-ci :

La violation de cette obligation est sévèrement punie : un an de prison et 75 000 € d’amende. Pour un site tel que fin-tradix.com, l’absence ou la faiblesse des mentions légales est particulièrement préoccupante.

Les fraudeurs en ligne affichent toujours des mentions légales, mais souvent sans valeur réelle. Tout se joue dans les détails. Et dans le cas présent, celles de fin-tradix.com sont nettement insuffisantes pour identifier clairement les responsables du site ou garantir sa conformité juridique.

Une structure inscrite sur la liste noire de l’Assurance Banque Épargne Info Service

La présence de fin-tradix.com sur la liste noire officielle devrait inciter immédiatement à rompre tout contact. Les discours conspirationnistes qui prétendent que cette inscription vise à empêcher les particuliers de “gagner de l’argent” ne sont qu’un outil de manipulation.

L’avertissement émis par l’ABE Info Service n’est jamais gratuit. En cas d’escroquerie, aucune assistance ne sera possible. Ces listes sont en réalité le symptôme de l’impuissance des autorités face à la prolifération des fraudes en ligne. Elles reposent sur une logique de mise au ban publique.

Selon nous, fin-tradix.com est bel et bien une escroquerie

À nos yeux, aucun doute : fin-tradix.com relève clairement de l’arnaque.

Les victimes peinent souvent à croire que des réseaux investissent tant d’énergie et d’ingéniosité pour les dépouiller. Pourtant, c’est exactement ce qui se produit. Ce site sert de tremplin pour siphonner l’épargne de particuliers, et il alimente tout un écosystème de complices. L’escroquerie numérique est devenue une véritable industrie.

Philippe Miller

Journaliste professionnel, télé et web, carte de presse n°115527, depuis 2010, spécialiste des arnaques financières, des paradis fiscaux et des mafias.

Laisser un commentaire