Vigilance concernant educ-centre.net. Il s’agit très probablement d’une escroquerie qui semble commencer à faire des victimes. Voici les éléments qui retiennent notre attention.
Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez justice !
Educ-centre.net est un site bien trop récent pour ne pas susciter de doutes
Après consultation, nous avons relevé que le nom de domaine ou URL educ-centre.net n’a été enregistré que le 27 juin 2025. C’est une date beaucoup trop récente pour ne pas éveiller des soupçons. Bien entendu, ce seul élément ne permet pas d’affirmer à lui seul qu’il s’agit d’une arnaque, mais il constitue un signal important à intégrer à votre analyse.
educ-centre.net existe depuis 271 jours. Pourtant, pour offrir ce type de prestations, un minimum de crédibilité est indispensable. Une entreprise peut très bien exister depuis longtemps et n’avoir créé son site web que récemment. Ce cas reste rare, mais il est possible. En revanche, lorsqu’une société apparaît presque en même temps que son site internet, qu’elle a moins d’un an d’existence et qu’elle se met déjà à prospecter des clients, cela doit nous mettre en alerte, compte tenu des délais habituellement nécessaires pour obtenir les autorisations administratives permettant d’exercer ce type d’activité.
Tous les sites de moins d’un an ne sont pas frauduleux, mais la majorité des sites d’arnaque ont une durée de vie très courte. En outre, educ-centre.net est hébergé aux États-Unis, ce qui constitue un motif supplémentaire de vigilance. Aucune entreprise sérieuse d’une certaine envergure, ni aucune administration publique, n’est censée être hébergée dans ce type de pays.
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Les formations au trading n’évitent pas aux élèves de perdre de l’argent
educ-centre.net vous propose une formation au trading afin de devenir trader. Peut-on lui accorder sa confiance ? Probablement pas.
Pourquoi tant de traders soi-disant professionnels choisissent-ils d’enseigner le trading plutôt que d’en vivre directement ? Si vous disposiez d’une méthode vraiment efficace pour gagner de l’argent en tradant, pourquoi préféreriez-vous la vendre plutôt que l’utiliser pour accumuler une fortune ? Pourquoi tirer vos revenus de la vente de formations au lieu de vivre simplement de vos opérations sur les marchés ? Comment expliquer une telle contradiction ?
Même après 4 ans d’expérience, un trader continue de perdre presque autant d’argent
La réponse figure dans cette étude très instructive publiée par l’Autorité des Marchés Financiers en 2014. Elle met en lumière l’envers du décor de toute l’industrie du trading. Elle porte sur l’activité de 1881 clients de courtiers régulés dans l’Union européenne sur une période de 4 ans. Elle montre que 90% des traders perdent l’intégralité de leur argent. C’est à ce stade que les vendeurs de formations expliquent généralement que ces pertes seraient dues à un manque de formation, et que les 10% gagnants seraient ceux qui auraient été correctement formés.
Pourtant, cette étude scientifique montre précisément l’inverse : « l’expérience de trading ne semble pas s’acquérir facilement. (…) Il y a peu de différence entre le taux de perte sur 4 ans des clients actifs chaque année donc plus expérimentés (87,56%) et celui de l’ensemble de la population observée (89,4%) ». Autrement dit, l’écart entre un particulier qui trade depuis 4 ans et un trader débutant n’est que de 2% environ. Cette étude française a d’ailleurs abouti aux mêmes conclusions qu’une étude similaire menée par le régulateur financier polonais, l’UKNF.
Puisque les particuliers, qu’ils soient formés ou non, perdent dans 9 cas sur 10, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt social du trading destiné au grand public. On peut aussi se demander pourquoi les particuliers ont accès à des services qui leur font perdre leur argent dans l’écrasante majorité des cas.
Les formateurs en trading sont-ils en réalité des traders perdants ?
Nous estimons que la plupart des professeurs de trading sont le plus souvent des traders perdants sur le long terme, qui se sont tout simplement reconvertis dans l’enseignement de l’analyse technique tout en se présentant comme des traders professionnels afin de renforcer artificiellement leur crédibilité.
Nous avons forgé cette conviction en enquêtant sur le cas du professeur de trading français le plus connu : Jean-Louis Cussac. Dans cette enquête détaillée, nous avons montré qu’il est perdant sur le long terme et que 90% de ses élèves perdent effectivement leur argent en tradant. Il a lui-même perdu des sommes importantes sur les marchés. Pourtant, BFM TV lui donne la parole presque quotidiennement en le présentant comme un trader professionnel, ce qui revient à faire indirectement la promotion d’un produit financier toxique. L’un de ses anciens élèves a même engagé une action en justice.
Nous pensons que la situation de Jean-Louis Cussac est très probablement celle de nombreux professeurs de trading. Ils ne vivent pas du trading, mais des formations qu’ils commercialisent. Ils se présentent comme des traders professionnels afin de rassurer leurs élèves et de leur faire espérer une réussite qu’eux-mêmes ne parviennent pas à atteindre. La contradiction est donc flagrante : ils vendent une méthode censée enrichir, mais ne l’appliquent pas eux-mêmes pour faire fortune…
Où part l’argent perdu par les élèves des écoles de trading ?
Où finit tout l’argent que les élèves de ces écoles de trading vont perdre ? Il revient aux courtiers, autrement dit aux sites de trading. Dans une école de trading, on vous apprend à trader, mais on ne vous donne pas directement accès aux marchés. En revanche, ces écoles ont toujours beaucoup de recommandations à faire sur le choix du courtier ou de la plateforme de trading, comme si elles avaient un intérêt particulier dans l’opération… Même du côté des sites de trading illégaux, l’argument de la formation est très souvent utilisé pour recruter de nouvelles victimes (voir des exemples). Pourquoi ?
Si les élèves tradent sur des produits dérivés, essentiellement les CFD et le Forex, il est très probable que leurs pertes alimentent directement les gains du courtier ! Le site de trading sait en effet que ses clients perdent dans 90% des cas. Il peut même analyser leur manière d’opérer pour identifier leurs erreurs récurrentes. Or, lorsqu’on trade des produits dérivés, on n’acquiert pas un actif : on signe un contrat, c’est-à-dire un pari sur l’évolution d’un prix. Dès lors, pourquoi chercher une contrepartie sur le marché si le courtier peut se positionner lui-même en face du client ? Le courtier peut alors encaisser directement les pertes du client. Un peu comme la banque au casino.
Or, si un site de trading peut profiter de vos pertes, cela signifie qu’il a objectivement intérêt à ce que vous perdiez. C’est ce que l’on appelle un conflit d’intérêts. C’est ce conflit d’intérêts qui a permis l’essor effrayant de l’industrie du trading à destination des particuliers. Tous ces sites de trading poursuivent en réalité un seul objectif : récupérer les pertes de leurs clients. C’est pour cette raison que certains parlent d’une « arnaque légale », exactement comme au casino. C’est aussi pour cela que les apporteurs d’affaires de ces plateformes perçoivent souvent des commissions très importantes lorsqu’ils amènent un nouveau client. Il est même arrivé que certains intermédiaires se partagent les pertes des clients avec le courtier.
Les écoles de trading : des apporteurs d’affaires sophistiqués pour les courtiers ?
Il est donc permis de se demander si les écoles de trading ne jouent pas en réalité le rôle d’apporteurs d’affaires sophistiqués pour les courtiers et sites de trading, une manière de s’approcher dangereusement du conseil en investissement sans l’assumer clairement. À chaque fois, le scénario poursuit surtout le même but : vous convaincre d’ouvrir un compte sur une plateforme de trading et d’y déposer de l’argent. Aux côtés des écoles de trading, d’autres mises en scène visent exactement la même finalité. Par exemple :
- Les traders-influenceurs. Ils exhibent un train de vie luxueux à Dubaï et expliquent qu’ils doivent leur richesse au trading. Ils vous promettent la même vie si vous devenez trader comme eux (voir un exemple).
- Le Copy-trading. Un trader prétend gagner beaucoup d’argent grâce à son talent et vous propose de « copier » ses positions pour obtenir les mêmes résultats. On appelle cela le « copy trading ». C’est ce que proposait Marc Blata, qui avait reçu la visite d’Elise Lucet…
- Le trading automatisé ou trading algorithmique. Une personne affirme gagner beaucoup d’argent grâce à un logiciel, un programme miracle censé trader parfaitement et gagner à tous les coups sur les marchés (voir un exemple).
Ces scénarios ont toujours pour objectif de masquer une entente entre celui qui conseille et celui qui donne accès au marché. Ces deux activités devraient normalement être strictement dissociées. En général, la loi interdit leur cumul afin d’éviter que ces conflits d’intérêts ne se transforment en arnaques. Mais les tentations restent nombreuses…
Une offre surgie de nulle part et quasiment absente d’internet
Cette offre semble presque introuvable sur internet. Les moteurs de recherche renvoient très peu, voire aucune référence à son sujet. Cela semble indiquer que personne n’a jamais vraiment entendu parler de cette offre et que personne ne sait ce qu’elle vaut. C’est plutôt inquiétant pour ce type de services. Cela est cohérent avec le fait que cette proposition a été lancée récemment. Elle pourrait disparaître aussi vite qu’elle est apparue, après avoir trompé des victimes.
C’est aussi un signe que cette offre n’a sans doute pas cherché à construire une véritable réputation, probablement parce qu’elle n’a pas vocation à s’installer durablement et qu’elle sait qu’elle disparaîtra rapidement. C’est une stratégie parmi d’autres. Certaines offres frauduleuses investissent au contraire dans leur image afin de se fabriquer une réputation artificielle. Celles-là visent davantage la durée. Mais un tel dispositif suppose un coût que toutes les arnaques ne veulent pas assumer.
La réputation en ligne d’educ-centre.net doit-elle nous alerter ?
Une recherche Google sur educ-centre.net semble confirmer qu’il faut absolument rester prudent. Bien sûr, ce n’est qu’un indice, et les réputations en ligne peuvent être manipulées… Mais notre expérience nous a appris à lire entre les lignes de ces différents avis. Et dans le cas présent, ils paraissent conforter nos inquiétudes.
Les avis négatifs visibles en ligne à propos de cette offre, même s’ils coexistent parfois avec des avis positifs, nous semblent révéler un véritable problème. En effet, les internautes prennent rarement le temps de publier un commentaire lorsqu’ils sont satisfaits, sauf lorsqu’on les y pousse activement. En revanche, lorsqu’ils ont été très déçus, ils expriment souvent leur mécontentement publiquement.
De leur côté, les escrocs ont mis au point plusieurs techniques pour atténuer les effets d’une mauvaise réputation : changer le nom de leur site ou de leur société, publier de faux avis positifs pour noyer les critiques sincères, solliciter des avis à un moment où les clients sont encore satisfaits, signaler systématiquement les commentaires négatifs…
Ces procédés permettent de conserver une réputation en ligne apparemment correcte. Cependant, ils n’évitent jamais complètement la publication de quelques avis négatifs. C’est pourquoi, en général, une note globale de 4 sur 5 devrait déjà être perçue comme plutôt mauvaise, car elle correspond souvent à quelques avis critiques visibles qui en cachent bien d’autres, plus nombreux. Dans le cas d’educ-centre.net, nous estimons que sa réputation en ligne doit être considérée comme défavorable.
Des sites comme educ-centre.net, il en existe des dizaines !
Lorsqu’un épargnant comprend qu’il a été victime d’une arnaque financière en ligne, il découvre un univers que la plupart d’entre nous soupçonnent à peine. Le niveau de criminalité sur internet est comparable aux taux d’homicides observés dans certains pays comme le Brésil ou le Salvador. Pour la criminalité organisée, internet a représenté une opportunité exceptionnelle, qui lui a permis de se développer dans des proportions comparables à celles observées dans des États où elle a pu occuper l’espace laissé vacant par les autorités, comme au Mexique ou en Colombie avec le narcotrafic.
Imaginez un pays dans lequel vous pouvez prendre n’importe quelle identité, promettre n’importe quoi sans aucun contrôle, où vous êtes protégé par des frontières derrière lesquelles aucune police ne viendra pratiquement jamais vous demander des comptes, et où vous pouvez mobiliser les compétences techniques les plus avancées de personnes que vous n’avez même pas besoin de rencontrer pour mettre en place des escroqueries financières sophistiquées.
Ce pays, c’est internet. Dans cet espace, il faut bien constater qu’de manière assez logique, les arnaques et escroqueries financières sont devenues une véritable industrie, automatisée, spécialisée et massifiée. educ-centre.net en est une illustration parmi d’autres, car nous avons identifié de nombreuses arnaques sorties des mêmes « ateliers ». C’est la réalité à laquelle nous sommes arrivés aujourd’hui, et c’est souvent ce que les victimes découvrent trop tard.
À quoi servent les « pages de capture » comme educ-centre.net ?
educ-centre.net est en réalité ce que l’on appelle un « site de capture » ou une « page de capture ».
Dans le jargon de l’industrie de l’escroquerie, un « site de capture » sert à collecter les données personnelles d’une victime potentielle, afin de les revendre ensuite à d’autres escrocs. Beaucoup des URL recensées sur les listes noires sont de simples sites de capture.
Les personnes qui rachètent ces données personnelles vont ensuite démarcher les victimes pour d’autres arnaques, avec une particularité : ces escroqueries ne portent jamais le même nom que la page de capture. Il devient donc difficile de faire le lien entre le site sur lequel les coordonnées ont été laissées et l’arnaque qui a ensuite visé la personne concernée.
Ces pages de capture illustrent la spécialisation des méthodes, la massification et l’industrialisation des arnaques en ligne. Un site de capture est pourtant assez facile à identifier. Malgré cela, ils se multiplient et sont rarement bloqués spontanément par les hébergeurs.
Comment reconnaître une page de capture de données personnelles ?
Voici les critères qui permettent d’identifier un site de capture :
- Une page de capture est toujours anonyme et ses propriétaires sont impossibles à identifier. Cela s’explique par le fait qu’ils savent parfaitement que leur activité est illégale et qu’ils veulent échapper à la police et à la justice.
- Une page de capture comporte toujours un formulaire pour collecter vos données personnelles, c’est-à-dire votre nom, votre numéro de téléphone et votre adresse e-mail.
- Une page de capture est toujours un site en impasse. Cela signifie qu’il n’est pas conçu pour vous emmener ailleurs. C’est toujours un point d’arrivée, jamais un point de départ. En revanche, on y accède presque toujours après avoir cliqué sur un lien promu sur internet contre rémunération.
- Une page de capture est toujours rudimentaire et stéréotypée. Ces sites se ressemblent beaucoup parce qu’ils sont conçus pour avoir une durée de vie très courte.
Nous nous sommes penchés sur cette offre à la suite du signalement d’une personne se présentant comme victime de educ-centre.net.
[email protected], une adresse e-mail utilisée par cette arnaque
Pour échanger avec leurs victimes, cette équipe utilise l’adresse e-mail [email protected]. Il s’agit évidemment d’une fausse identité destinée à donner une apparence de crédibilité à cette offre frauduleuse.
Ce n’est probablement pas la seule adresse utilisée, mais c’est celle que nous avons pu confirmer. Il est vraisemblable qu’d’autres adresses soient employées sur le même modèle, du type [email protected].
Être enregistré outre-Manche ne donne pas le droit de proposer ces services en Europe
Si loin, si proche… Depuis le Brexit, de nombreuses sociétés et de nombreux sites internet agissent comme si… le Brexit n’avait jamais existé. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les entreprises installées outre-Manche n’ont plus le droit de proposer librement leurs services financiers dans l’Union. Les Britanniques ont perdu ce que l’on appelle le « passeport financier européen », qui permettait à une société enregistrée dans un pays membre de l’Union de fournir ses services dans tous les autres États membres.
C’est pour cette raison que le Brexit a provoqué le départ de nombreuses entreprises financières vers l’Union européenne, afin de continuer à travailler avec des clients européens, et que la City a perdu plusieurs milliers d’emplois…
Londres était devenue la première place financière en se transformant en paradis fiscal et réglementaire dès les années 1950. Encore aujourd’hui, l’ensemble constitué par Londres et les confettis de l’empire britannique demeure de loin le plus vaste paradis fiscal de la planète. Ainsi, même si educ-centre.net prétend être installée en Angleterre, cela ne lui donne absolument pas le droit de proposer des services financiers à des épargnants français. En cas de litige, irez-vous porter plainte à Londres ? Évidemment non.
Les mentions légales d’educ-centre.net sont-elles suffisantes ?
Pour rassurer les épargnants, educ-centre.net n’a pas oublié d’afficher des mentions légales sur son site, educ-centre.net. Mais quelles mentions légales ! educ-centre.net semble les avoir publiées uniquement pour la forme. Elles ne constituent en aucun cas une garantie suffisante, et les internautes ne devraient pas se laisser tromper par cette apparence de conformité.
En effet, au regard de la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, « tous les sites internet professionnels doivent afficher des mentions obligatoires pour l’information du public », c’est-à-dire :
- Identité de l’entreprise : nom, prénom et adresse.
- Numéro d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
- Adresse e-mail et numéro de téléphone pour contacter l’entreprise.
- Numéro d’identification à la TVA.
- Identité de l’hébergeur.
- Si vous exercez une activité réglementée et soumise à autorisation (pharmacie ou débit de boissons, par exemple) : nom et adresse de l’autorité qui a délivré l’autorisation pour les activités réglementées.
Le non-respect de cette obligation d’information est considéré comme sérieux puisqu’il est sanctionné par 1 an d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Compte tenu de la nature des services proposés par educ-centre.net, cette carence peut paraître particulièrement préoccupante.
Educ-centre.net devrait-il figurer sur une liste noire ?
Lorsqu’une entité figure sur l’une des listes noires publiées par un régulateur financier, vous pouvez considérer avec certitude qu’il s’agit d’une arnaque. En revanche, le fait qu’elle ne figure pas encore sur l’une de ces listes ne signifie absolument pas qu’elle n’est pas frauduleuse ! Nous publions régulièrement des articles sur des arnaques qui ne sont pas encore répertoriées sur ces listes noires.
Les arnaques sur internet relèvent d’une véritable course contre la montre : les escrocs créent une nouvelle structure, l’exploitent pendant quelques semaines ou quelques mois, puis l’abandonnent une fois que les premières victimes se manifestent et que la fraude est repérée. Ils passent alors à une autre. Et ainsi de suite.
Nous retrouvons souvent ces entités un peu plus tard sur l’une de ces listes noires. Si les conseillers d’educ-centre.net vous invitent à vérifier qu’ils n’y figurent pas pour vous convaincre qu’ils ne sont pas une arnaque, c’est sans doute précisément le signe qu’il y a un problème… Cela signifie qu’ils ont eux-mêmes vérifié qu’educ-centre.net n’était pas encore inscrit sur une liste noire afin de s’en servir comme argument commercial. Ces listes noires ne sont jamais exhaustives ni définitives.
Nous vous invitons vivement à contacter par e-mail ou par téléphone Epargne Info Service, le service de l’AMF chargé de la protection des épargnants. Ils pourront vous dire immédiatement si cette entité est autorisée à proposer ce type de services en France. Si cette offre est illégale, ils la placeront sans doute sur leur liste noire.
La mise en place de ces listes noires constitue en partie un aveu d’impuissance des autorités, qui ne parviennent pas à enrayer la prolifération des arnaques sur internet ni, plus largement, à réguler efficacement le web. Elles recourent donc à cette forme de « shaming » public.
L’avis de Warning-Trading : fuyez cette arnaque
Au vu de tout ce qui précède, il n’y a guère de doute possible : educ-centre.net est une arnaque financière.
L’escroquerie financière en ligne est devenue une industrie prospère et cette entité en reprend manifestement les méthodes : illégalité, tromperie, anonymat, usurpation d’identité… Si vous hésitez encore à leur faire confiance, passez votre chemin. Et si vous avez été victime, vous trouverez ci-dessous des conseils utiles.


