Face à l’explosion des arnaques en ligne, la GASA fédère États et géants de la tech pour organiser la riposte mondiale contre la fraude numérique.
Global Anti Scam Alliance : une organisation dédiée à la lutte mondiale contre les arnaques
La Global Anti Scam Alliance est une organisation internationale à but non lucratif dont la mission est de réduire l’impact global des arnaques. Elle rassemble des gouvernements, des entreprises privées, des ONG, des experts en cybersécurité et des associations de protection des consommateurs.
Dans cet écosystème complexe, GASA s’impose comme une plateforme de coopération transfrontalière. Cette dimension internationale est cruciale, car les escroqueries modernes — notamment les arnaques à l’investissement, les faux courtiers, le phishing ou encore les love scams — dépassent largement les frontières.
Grâce à ses programmes, la GASA favorise la mise en commun de données, l’analyse des tendances de fraude et la diffusion de bonnes pratiques destinées à protéger les internautes. L’organisation se distingue aussi par sa capacité à fédérer autour d’un objectif unique : rendre l’Internet plus sûr pour tous.
Les membres: des multinationales de la tech et Etats
La Global Anti-Scam Alliance (GASA) revendique un réseau de plus d’une centaine de membres à travers le monde, issus de la technologie, de la finance, de l’action publique ou encore de la société civile. Tous ne sont pas rendus publics – l’organisation le reconnaît elle-même, invoquant la sensibilité de la lutte contre la criminalité en ligne.
Mais un examen minutieux des sources ouvertes, des pages publiques du site de GASA et des annonces officielles permet de dresser un panorama des acteurs qui s’affichent ouvertement comme partenaires de l’Alliance. On compte ainsi:
- Des multinationales de la tech : le premier rempart visible comme McAfee, Bitdefender, Outseer, OpenAI, Gogolook, ScamAdviser, Amazon ou Google.
- Des institutions financières privées: JPMorgan Chase, Mastercard, Citizens Financial Group, Remitly, Western Union…
- Des Etats et autorités publiques comme des services gouvernementaux de cybersécurité ou des unités de police spécialisées dans la cybercriminalité.
- Des ONGS et organisations citoyennes comme Cybertrace, FraudWatch experts, des associations de soutien aux victimes et des organisations d’éducation financière impliquées dans la prévention. La plupart n’apparaissent que ponctuellement – dans le cadre de rapport ou de panels – mais leur rôle est central dans la remontée d’informations et l’accompagnement des victimes.
- Des entreprises de protection de marques, d’identité et de vérification comme Ekata (filiale de Mastercard), IDnow (vérification d’identité), Group-IB (cyber-renseignement) ou Fraudio (détection de fraude transactionnelle).
Global Anti Scam Alliance : des campagnes de sensibilisation pour réduire les risques
Parmi ses actions phares, la Global Anti Scam Alliance mène de vastes campagnes de sensibilisation destinées au grand public. L’objectif est d’aider chacun à reconnaître les signaux d’alerte d’une escroquerie.
Les contenus éducatifs portent notamment sur la détection des faux sites, la vérification de l’identité des interlocuteurs, ou encore l’analyse des offres d’investissement trop belles pour être vraies. Cette pédagogie repose sur des messages simples et des outils pratiques, permettant aux utilisateurs de se prémunir contre des pièges de plus en plus sophistiqués.
La GASA organise aussi le Global Anti Scam Summit, un événement annuel réunissant des acteurs majeurs de la cybersécurité, pour discuter des nouvelles formes de fraude et proposer des stratégies de protection à grande échelle. Ce rendez-vous est devenu un point de convergence incontournable pour les professionnels du secteur.
Global Anti Scam Alliance : une vision internationale pour un Internet plus sûr
La Global Anti Scam Alliance développe également une importante activité de recherche. En partenariat avec ScamAdviser, elle publie chaque année le Global State of Scams Report, un rapport mondial analysant les tendances, les pertes financières, l’évolution des méthodes criminelles et l’efficacité des dispositifs nationaux de protection.
Grâce à ces données, GASA met en lumière les pays les plus touchés, les groupes criminels organisés et les nouveaux schémas d’arnaques, permettant aux gouvernements et aux entreprises de mieux s’adapter.
Au-delà de l’analyse, l’organisation promeut une vision où la coopération internationale devient un rempart face à des fraudeurs de plus en plus organisés. La GASA milite pour une harmonisation des cadres légaux, le renforcement de la réponse policière internationale et la création d’outils communs pour détecter les escroqueries plus rapidement.


