Vous êtes actuellement en lien avec credoya.com ? Soyez extrêmement prudent ! Il s’agit selon nous d’une arnaque avérée qui cause de nombreuses victimes.
Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez justice !
Résumé de l’article
Credoya.com est identifié comme une arnaque manifeste visant les épargnants. Le site n’existe que depuis 55 jours, une ancienneté suspecte renforcée par l’absence de mentions légales, une adresse mail frauduleuse ([email protected]), et un hébergement anonyme aux États-Unis.
Il s’inscrit dans une tendance où le tradingdevient une arnaque légale, notamment via le Forex et les CFD, des instruments complexes favorisant la perte en capital, même après formation. La formation au trading est dénoncée comme un piège commercial, rarement rentable pour les particuliers.
Le fonctionnement de ces plateformes s’apparente à un casino, avec de forts soupçons de liens avec la criminalité organisée, notamment à Chypre et en Israël. Bien que non listé officiellement comme frauduleux à ce jour, credoya.com pourrait prochainement rejoindre les listes noires. Le site enfreint la loi de 2004 sur l’économie numérique et doit être signalé à l’AMF via Epargne Info Service.
Faut-il faire confiance à une URL active depuis seulement 55 jours ?
En analysant l’historique du nom de domaine de credoya.com, il devient évident qu’il vaut mieux faire preuve de prudence face à cette plateforme. Le site credoya.com a en effet été enregistré le 5 août 2025, ce qui signifie qu’il n’existe que depuis 55 jours ! Une date de création beaucoup trop récente pour ne pas susciter une certaine méfiance.
Si son propriétaire ne renouvelle pas ce nom de domaine, il en perdra automatiquement la propriété dès le 5 août 2027. Il est pourtant tout à fait possible pour un propriétaire de réserver un nom de domaine sur plusieurs années. C’est d’ailleurs ce que font la majorité des entreprises pour se protéger juridiquement. À l’inverse, les fraudeurs évitent cette démarche car elle implique un coût plus élevé, ce qui rend leurs combines moins rentables.
Dans ce cas précis, le détenteur du site ne semble pas avoir pris cette précaution élémentaire. En revanche, il a choisi avec soin le pays d’hébergement de son site internet. Le domaine credoya.com est hébergé aux États-Unis, et son identité est masquée par un serveur garantissant l’anonymat.
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Pourquoi le trading peut-il être considéré comme une arnaque légalisée ?
Depuis une quinzaine d’années, le trading en ligne est utilisé pour monter des arnaques massives ciblant les petits investisseurs, à qui l’on promet de devenir trader. 7 milliards d’euros ont ainsi été extorqués à des épargnants français, et probablement bien plus. Les escrocs poussent les investisseurs à passer des ordres risqués, ce qui mène presque toujours à des pertes importantes, quel que soit le niveau de formation de la personne.
Ces plateformes pullulent car elles peuvent récupérer les pertes des investisseurs. Cela concerne notamment le trading sur le Forex et les CFD (cf. notre lexique pour en savoir plus). Le Forex concerne les taux de change, et les CFD permettent de spéculer sur l’évolution du prix d’un actif. C’est aussi le cas avec les options ou les contrats à terme, encore plus complexes.
Dans ces cas, la plateforme de trading n’est pas une bourse classique, mais un marché décentralisé. Elle doit donc trouver une contrepartie pour chaque ordre, puisque l’utilisateur ne possède pas réellement l’actif en question. Il prend simplement un engagement de paiement en fonction d’un scénario.
Trading, jeux d’argent, CFD, options, Forex, casino… Où est la différence ?
On est ici davantage dans un système de paris que dans un véritable marché financier. La plateforme peut soit mettre en relation deux utilisateurs aux positions opposées, soit aller chercher une contrepartie sur d’autres marchés, soit même prendre elle-même l’ordre inverse.
Mais ce type de site a un avantage certain : il connaît parfaitement le profil de ses utilisateurs. Il sait qu’en règle générale, les particuliers qui s’y essaient perdent leur mise dans 90 % des cas, comme le prouve cette étude de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Si un utilisateur enchaîne les pertes, la plateforme a tout intérêt à devenir sa propre contrepartie, pour récupérer les pertes sans chercher d’autres traders. Ce système se rapproche très fortement du fonctionnement d’un casino. Les mécanismes psychologiques sont identiques. De nombreux « experts » en profitent pour vendre des formations prétendument miraculeuses.
Que valent réellement les formations en trading et en analyse technique ?
Une formation ne changera pas le fait qu’un trader particulier perdra 9 fois sur 10. Même avec un programme sérieux, cela reste très risqué. De nombreuses formations proposent de devenir trader sans avoir de diplôme, pour des prix très élevés. Il est souvent bien plus judicieux d’investir dans des actifs réels ou de consulter des professionnels.
La plupart des formateurs ne vivent pas du trading mais uniquement de la vente de formations. Ce paradoxe en dit long. Pourquoi vendre son savoir si l’on peut gagner de l’argent facilement sur les marchés ? Le danger est d’autant plus grand qu’avec l’effet de levier, les pertes peuvent devenir colossales.
L’effet de levier permet de parier de l’argent que l’on ne possède pas. Les gains sont réels, mais les pertes aussi, et elles doivent être remboursées. Voilà pourquoi le trading n’est jamais un investissement prudent ou responsable. Le trading est par définition un placement à haut risque de perte en capital, contrairement au marché actions traditionnel.
Les liens entre le trading et la criminalité organisée
Les plateformes peuvent être régulées ou non régulées. Lorsqu’elles possèdent le passeport financier européen, elles sont considérées comme « régulées » et peuvent donc opérer légalement dans tous les pays de l’Union, y compris en France.
Cependant, certains États complices abaissent volontairement leurs standards pour accueillir ces entités douteuses qui arnaquent des victimes situées ailleurs dans l’Union européenne, notamment en France.
Le lien Chypre – Israël
Le cas le plus connu est celui de Chypre, à 300 km des côtes israéliennes. Les sociétés enregistrées à Chypre génèrent le plus grand nombre de plaintes auprès de l’AMF. Les plateformes non régulées sont toujours illégales et donc frauduleuses. Même les régulées restent très dangereuses, relevant souvent de l’ »arnaque légale ». Aucun professionnel sérieux ne s’aventure sur un site non régulé.
Pour mieux comprendre l’ampleur du phénomène, nous vous recommandons de lire cette enquête du Times of Israël, qui met en lumière le fonctionnement de cette industrie du mensonge. D’autres articles révèlent également les liens avec la criminalité organisée.
[email protected], un email utilisé dans cette arnaque
Pour entrer en contact avec leurs victimes, ces individus utilisent l’adresse [email protected]. Il ne s’agit bien sûr que d’une fausse identité visant à crédibiliser une offre frauduleuse.
Ce n’est probablement pas leur seule adresse. Il est fort possible qu’ils utilisent d’autres mails du type [email protected].
credoya.com ne fournit aucune mention légale
credoya.com viole totalement la législation en vigueur. Une pseudo page de mentions légales, peu claire et incomplète, ne doit pas vous rassurer. Soyez vigilant : il s’agit très probablement d’une arnaque bien rodée sur laquelle vous n’aurez aucun recours.
Conformément à la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, « tous les sites internet professionnels sont tenus de fournir des informations obligatoires au public », comme l’indique ce site officiel :
- Identité complète : nom, prénom, adresse.
- Numéro d’immatriculation au registre du commerce.
- Adresse mail et téléphone de contact.
- Numéro de TVA intracommunautaire.
- Informations sur l’hébergeur.
- En cas d’activité réglementée : coordonnées de l’autorité compétente.
L’absence de ces informations est punie d’un an de prison et de 75 000 € d’amende. Pour un site comme credoya.com, cette infraction est particulièrement alarmante.
credoya.com n’est soumis à aucune régulation
credoya.com ne figure pas encore sur les listes noires des autorités financières. Cela veut-il dire que le site est fiable ? Certainement pas. Être listé, c’est la preuve formelle d’une arnaque. Mais ne pas l’être n’implique en rien qu’il s’agisse d’un site honnête.
Cet argument est parfois avancé par des escrocs, mais il est totalement infondé. Si credoya.com n’est pas encore inscrit sur une liste noire, c’est probablement parce qu’il n’a pas encore été signalé ou détecté. À notre avis, cela ne saurait tarder.
Nous vous encourageons fortement à contacter Epargne Info Service, le service de l’AMF dédié à la protection des investisseurs, pour leur signaler cette escroquerie et demander son inscription sur la liste noire.
Ces listes sont bien souvent le seul moyen d’action des autorités face à l’explosion des arnaques en ligne. Il s’agit d’un mécanisme de shaming public.
L’avis de Warning-Trading : évitez cette arnaque à tout prix
Aucune ambiguïté possible : credoya.com est bel et bien une arnaque, qu’il faut fuir sans hésitation.
Il est souvent difficile d’accepter qu’autant d’efforts, d’intelligence et de moyens soient mis au service d’une arnaque. Pourtant, c’est bien le cas : ce site a pour seul but de ruiner les épargnants, et toute une chaîne de complices en profite. L’arnaque 2.0 est devenue une véritable industrie.


