Alerte sur le site tapbit.com. Il semble qu’il s’agisse d’une escroquerie visant à piéger de nouveaux investisseurs. Découvrez pourquoi **l’arnaque tapbit** suscite la méfiance, comment elle est mise en place et quels sont les risques liés à l’univers des cryptomonnaies, du trading et de la fraude financière.

Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez justice !

tapbit.com existe depuis plus d’un an, mais la prudence reste de mise

Une recherche de Whois sur tapbit.com révèle que le nom de domaine a été créé il y a déjà 5301 jours. Bien qu’une URL ancienne se montre parfois rassurante, elle ne constitue pas une preuve d’honnêteté. Les escrocs peuvent en effet acquérir des domaines anciens pour feindre une crédibilité, ou encore développer une pyramide de Ponzi pendant plusieurs années avant d’être dénoncés. Les cas comme OneCoin ou Omegapro illustrent parfaitement ces stratagèmes longuement dissimulés.

  • De nombreuses arnaques mettent des années à être repérées. Il n’est pas rare qu’elles laissent gagner les premiers participants, incitant les autres à s’engager davantage.
  • Certains cybercriminels rachètent des noms de domaine anciens pour profiter de leur antériorité, abusant ainsi de la confiance que suscite un site actif depuis longtemps.

Les fraudeurs élaborent de véritables stratégies d’évitement et de dissimulation. Ils gonflent la crédibilité de leur plateforme, remboursant parfois certains clients pour mieux piéger d’autres investisseurs. Les faux sites de trading ou d’investissements “légitimes” peuvent donc passer inaperçus plus longtemps.

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Pourquoi le secteur des cryptomonnaies favorise la résurgence des arnaques au trading ?

Au fil des dernières années, nous observons que les fraudes liées aux faux investissements, initialement focalisées sur le forex, les options binaires ou les CFD, se sont réorientées vers la technologie blockchain et les cryptomonnaies. L’engouement médiatique autour du Bitcoin ou de l’Ether offre aux escrocs un argument marketing percutant, alimentant l’envie de s’enrichir rapidement sur un marché très volatil.

Ainsi, à la place d’un ordre de trade sur l’euro ou le dollar, ces faux “conseillers” suggèrent d’investir sur une cryptomonnaie en vogue. Les médias n’ont de cesse de mentionner l’évolution fulgurante des cours et certains scandales majeurs (Bitpanda, Etoro, Trade Republic ou Binance) viennent renforcer la confusion. Les particuliers, déjà exposés à des risques élevés, deviennent la cible rêvée de ces arnaques qui surfent sur une mode largement médiatisée.

Dans l’esprit de bon nombre de gens, la crypto se banalise comme un investissement “classique”, alors que ses dangers, encore peu encadrés, sont légion. L’offre frauduleuse de trading en cryptomonnaie ne prend que le relais du faux trading sur devises, exploitant toujours des stratégies de manipulation psychologique pour piéger les investisseurs.

Cryptomonnaies : pourquoi elles constituent un nouveau terrain de chasse pour les arnaques ?

Du point de vue des criminels, l’essor des cryptomonnaies est une aubaine considérable. D’après des statistiques, les vols et fraudes cryptos auraient bondi de 600% en 2021. Par ailleurs, un quart des réclamations traitées par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) concernerait des crypto-actifs. De grosses affaires, à l’instar de OneCoin, ont fait perdre plusieurs milliards de dollars aux victimes. Nos investigations mettent régulièrement en lumière de tels cas. Qui plus est, l’extrême volatilité du Bitcoin sert d’accélérateur pour ces stratagèmes d’escroquerie.

La blockchain, censée sécuriser les transactions, reste par nature décentralisée et volontiers dissociée de l’autorité d’un État, lequel devrait pourtant préserver l’intérêt général. Comme ce cadre demeure débridé, des offres frauduleuses se multiplient. Les autorités peinent à réguler l’espace crypto, laissant proliférer toute forme d’abus. Et tapbit.com est probablement un énième exemple de ce phénomène.

Ce constat est d’autant plus paradoxal que la technologie blockchain promettait une parfaite sécurité des échanges. Comment ces arnaques sophistiquées opèrent-elles si fréquemment sur des systèmes réputés inviolables ?

Le recours au “trading” : pourquoi tant d’escroqueries y recourent-elles ?

Le trading en Bourse sert de prétexte à de nombreuses fraudes auprès des petits porteurs depuis une quinzaine d’années. Environ 7 milliards d’euros pourraient avoir été subtilisés à des épargnants français (et sûrement bien plus). Les fausses plateformes chauffent leurs cibles sur l’idée qu’elles pourraient devenir traders, passer des ordres risqués et décrocher le jackpot… avant de tout perdre. Sans surprise, la “formation” proposée est souvent illusoire ; le capital disparaît tôt ou tard au profit de ces faux courtiers.

Les opérateurs peu scrupuleux profitent du fait que 90% des amateurs en bourse finissent perdants. Cela s’observe sur le marché du forex, des CFD ou des options. Qu’il soit question de spéculer sur le cours d’une monnaie ou une matière première, le trader particulier n’est pas propriétaire des actifs : il spécule sur leur évolution face à une contrepartie. Or, de nombreuses plateformes se substituent elles-mêmes aux contreparties, encaissant directement l’argent du client lorsque celui-ci perd.

Dès lors, ces pratiques se rapprochent considérablement d’un casino ou de paris en ligne. Sur les marchés centralisés, tout manquement est rapidement sanctionné. À l’inverse, dans le secteur non régulé du Forex et des CFD, la plateforme joue de son avantage informationnel pour parier contre ses propres clients. C’est pourquoi de nombreux particuliers perdent des sommes substantielles en un temps record.

Trading, casino, Forex, CFD, options… Où est la limite ?

Ces “bourses décentralisées” s’apparentent davantage à de la mise que réellement à de la prise de participation. Les plateformes de trading Forex ou CFD s’avèrent libres de réaliser l’opération inverse pour encaisser la perte de leur client. Puisqu’elles savent que la plupart des parieurs échouent, il n’y a aucune raison de ne pas profiter de cette manne quasi garantie. Cette similarité avec les jeux d’argent attire d’ailleurs nombre de structures douteuses, car elle leur assure des revenus importants.

Par ailleurs, l’AMF a publié une étude très éclairante démontrant la proportion massive de particuliers perdants à ce jeu spéculatif. Pour la plateforme, endosser le rôle de contrepartie est donc très rentable : ils récupèrent directement les pertes.

Dans ce schéma, la nuance entre un marché financier structuré et un pari sur des variations instantanées est ténue. Les formations, les comptes de démonstration et autres promesses de grands profits ne changent rien à la réalité : les traders individuels se retrouvent presque systématiquement en situation de capitulation.

Analyse technique et autres programmes de formation : qu’en penser ?

Des coachs autoproclamés vendent depuis longtemps des formations supposées miracles. Pourtant, statistiques à l’appui, la majorité des novices essuient des pertes considérables, qu’il s’agisse de bourse classique ou de dérivés complexes. Nombre de ces coachs ne vivent pas du trading, mais de la vente de tutoriels sur l’analyse graphique ou le trading algorithmique. Le montant des formations est souvent exorbitant, et il serait plus judicieux de consulter un professionnel légitime ou d’opter pour des placements prudents.

L’effet de levier aggrave en outre la situation en décuplant les risques. Emprunter pour miser davantage est la recette de pertes dévastatrices lorsque le marché va dans le sens inverse des anticipations. De ce fait, jamais le trading ne saurait être présenté comme un investissement familial sans risque. Pour nous, s’adresser à des particuliers pour trader avec effet de levier devrait être formellement interdit.

Interactions entre le trading sur cryptomonnaies et la criminalité organisée

Nombre de sites de trading sont soit régulés, soit non régulés. Les plateformes régulées (détenant un agrément légal, par exemple via le “passeport” financier européen) sont autorisées à proposer leurs services. Mais certains pays profitent d’une réglementation laxe pour accueillir des acteurs moins scrupuleux qui démarchent ensuite d’autres pays au sein de l’UE. Chypre en est l’exemple le plus parlant. Comme le souligne Le Figaro, ces entreprises enregistrées localement représentent une part majeure des plaintes deposées en Europe.

Les plateformes non régulées, quant à elles, n’ont théoriquement pas le droit d’exercer. Elles le font néanmoins et captent la clientèle, entraînant des pertes inéluctables. Quand la fraude se structure, elle s’accompagne souvent de stratagèmes parfaitement rodés. Sur ce sujet, nous vous invitons à lire la remarquable enquête du Times of Israël qui relate comment le Forex, le jeu en ligne et l’argent sale sont parfois intrinsèquement liés.

L’industrie de l’arnaque a envahi l’espace médiatique. En achetant des mots-clés, en démarchant massivement les réseaux sociaux et en infiltrant parfois des médias réputés, ces acteurs illégaux font croire à la légitimité de leurs produits. Il devient extrêmement difficile, même pour un épargnant averti, de démêler le vrai du faux. Cette faille crée une menace d’ampleur pour la protection de l’épargne.

Dès lors, il n’existe aucune barrière majeure entre les paris en ligne et le trading sur cryptomonnaies. Le sentiment d’urgence (“FOMO”, peur de manquer une opportunité) est l’outil de manipulation le plus répandu. Rien ne justifie qu’un particulier se lance dans le Bitcoin avec effet de levier, surtout via un site non régulé.

Trader des crypto-actifs : une tromperie de plus en plus affinée

Compte tenu de tout cela, nous nous montrons catégoriques quant aux dangers liés au trading sur cryptomonnaies. Les escrocs spécialisés dans le Forex ou le CFD s’adaptent désormais à l’engouement généré par le Bitcoin et d’autres tokens. Ils promettent des rendements, mobiles, et transforment l’éventuel casino du trading en un champ d’action supposé “high-tech” et innovant.

Le scénario reste pourtant identique : manipulations, levier excessif, absence de réglementations fiables. Les victimes se font berner par un vocabulaire technique (positions, trades, contrats) et croient que la responsabilité leur incombe quand elles perdent. En réalité, le courtier illicite optimise chaque manœuvre pour récupérer ces pertes.

Nous conseillons la plus grande méfiance pour quiconque prétend vous convertir au trading. Si l’on vous incite à ouvrir un compte sur une plateforme crypto (Bitpanda, Etoro, Trade Republic ou Binance par exemple) via un lien d’affiliation, posez-vous la question : pourquoi gagnerait-on plus à vous former qu’à trader soi-même ? Dans bien des cas, il s’agit simplement de marketing clandestin et de parrainages rémunérés, au préjudice de l’investisseur piégé.

Un recrutement par affiliation, un très mauvais indicateur…

tapbit.com a recours à l’affiliation, ou à des apporteurs d’affaires. Autrement dit, ses campagnes publicitaires dissimulent souvent un cadre commercial douteux, où les influenceurs et autres intermédiaires ne révèlent pas la réalité de leur rôle publicitaire. Les messages deviennent alors trompeurs, voire mensongers pour attirer la confiance de victimes potentielles.

Le principe repose sur un conflit d’intérêts évident. L’apporteur tire un profit direct de l’inscription des nouveaux clients, sans aucune considération pour la fiabilité de l’offre. Il n’hésitera pas à enjoliver les choses, prétendant qu’il (ou elle) gagne réellement grâce à la plateforme, alors qu’il ne vit probablement que des commissions afférentes.

En somme, le monde de l’arnaque est aujourd’hui structuré comme une véritable industrie. Certains se spécialiseront dans l’achat et la revente de leads, d’autres dans la fabrication de fausses pages ou de publicités mensongères. Pour vous en convaincre, lisez l’enquête publiée dans Le Monde. Vous y découvrirez des mécanismes d’usurpation d’identité et de manipulation médiatique très répandus.

Chaque “apporteur d’affaires” déploie ses propres astuces : copy trading, “cours” de trading, robots de trading, marketing multiniveau (MLM), paris sportifs… Tout est bon pour présenter un récit crédible d’enrichissement rapide.

[email protected], le courriel utilisé par cette plateforme douteuse

Pour entrer en contact avec leurs cibles, cette équipe emploie notamment l’adresse mail [email protected]. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un gage de sérieux, juste d’un paravent qui rend plus crédible leur discours. Il est plus que probable qu’ils utilisent d’autres variantes de ce type, y compris des adresses mail contenant un prénom ou un pseudonyme suivi de “@tapbit.com”.

Des mentions légales incomplètes ou inexistantes

tapbit.com affiche des mentions légales qui sont loin de respecter la loi. Tout opérateur professionnel doit se conformer, a minima, aux obligations légales concernant :

  • L’identité de l’entreprise (nom, prénom et adresse fibre).
  • Numéro d’immatriculation au registre du commerce.
  • Les coordonnées de contact (mail et téléphone).
  • Numéro de TVA intracommunautaire, si applicable.
  • L’identité de l’hébergeur.
  • Le nom et l’adresse de l’autorité ayant délivré l’autorisation, pour les activités réglementées.

Le non-respect de cette règle est sévèrement puni (jusqu’à 1 an de prison et 75 000 € d’amende). Or, pour un site d’investissement tel que tapbit.com, ignorer ces exigences relève clairement d’une volonté de dissimulation.

Une plateforme déjà sur liste noire

Lorsqu’une société financière comme tapbit.com vous démarche par téléphone ou courriel, la première chose à faire est de consulter la liste noire de l’Assurance Banque Épargne Info Service. Ce registre recense toutes les sociétés proposant des investissements sans y être autorisées.

Il s’avère que tapbit.com y figure. Nous vous recommandons donc de cesser toute forme de communication avec eux. Le recours à ces listes noires montre que les autorités peinent à endiguer la prolifération de fraudes. Elles misent en partie sur des avertissements publics (online shaming) pour inciter le consommateur à la vigilance.

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L’avis de Warning-Trading : fuyez cette plateforme

En considération des divers éléments mentionnés, nous sommes convaincus que tapbit.com représente une arnaque grave. Les ressorts sont classiques : insolvabilité, discours trompeur, identité voilée, usurpations diverses… Si vous hésitez encore, il vaut mieux renoncer à tout placement via cette structure.

Les arnaques financières en ligne forment un ensemble de plus en plus lucratif. Nous y retrouvons systématiquement les mêmes signaux d’alerte : contacts non sollicités, présentations opaques, fusions de frais inexpliquées… N’accordez aucune confiance à ces prétendus courtiers et, si vous avez été victime, poursuivez votre lecture pour en savoir plus.

Quelques conseils pour les victimes de tapbit.com

Notre équipe reçoit quotidiennement des témoignages de personnes flouées. C’est pourquoi nous avons créé un guide spécial pour orienter les victimes d’escroqueries, y compris celles de tapbit.com. Vous y trouverez des pistes pour tenter de récupérer votre argent ou pour porter plainte efficacement.

Si vous êtes tombé sous le charme d’une publicité en ligne (souvent illégale) et avez communiqué vos coordonnées, sachez que votre numéro de téléphone ou votre mail peuvent être revendus à d’autres arnaqueurs. L’escroquerie initiale est susceptible de se répéter, sous un autre « nom commercial ». Méfiez-vous particulièrement si on vous recontacte pour vous proposer un pseudo-recouvrement de créances ou vous promettre de « récupérer » des fonds.

Il arrive également que ces faux “conseillers” exigent tout un dossier d’identité (pièce d’identité, justificatif de domicile…). Vos documents risquent alors d’être réutilisés à votre insu lors d’usurpations d’identité. Le fait de déposer plainte contre tapbit.com et de signaler ces risques aux autorités peut contribuer à limiter les dégâts dans le futur.

Attention ! Des escrocs utilisent le nom Warning-trading.com pour tromper les victimes

Sachez que nous sommes régulièrement la cible d’actes de représailles de la part de groupes que nous dénonçons. Ces attaques prennent souvent la forme de faux profils se faisant passer pour nous, promettant soi-disant de récupérer leurs fonds. En réalité, il s’agit d’une extension appelée “arnaque dans l’arnaque”, ou “arnaque au recouvrement”. Consultez cet article si vous suspectez un démarchage illégitime.

Points à retenir

  • Vérification des listes noires : Consultez systématiquement les listes noires officielles (AMF, ACPR, etc.).
  • Mentions légales fiables : N’investissez jamais via un site dont les informations administratives sont floues ou inexistantes.
  • Attention à l’affiliation : Méfiez-vous des influenceurs rémunérés pour vous inciter à trader sans réel contrôle.
  • Formation au trading : Les pseudo-formations miracles sont souvent un guet-apens déguisé.
  • Effet de levier : Évitez absolument toute plateforme qui vous fait spéculer au-delà de vos capacités financières réelles.
  • Démarche illégale : Ne transmettez jamais vos documents personnels à des inconnus qui prétendent vouloir vous “aider”.
  • Fausse récupération de fonds : Méfiez-vous de tout appel ou courriel vous promettant de “récupérer” vos avoirs en échange d’honoraires.

Nicolas Gaiardo

Journaliste spécialisé dans la fraude financière et la protection des consommateurs. Fondateur du site de presse WARNING TRADING.