Aric Henri Sillam, surnommé “Monsieur Henri”, a été interpellé à la gare de Lyon Part-Dieu alors qu’il revenait en France pour les fêtes, mettant fin à une cavale entamée après sa condamnation à cinq ans de prison pour une vaste escroquerie en cryptomonnaie.

Arrestation en France à la garde de Lyon Part-Dieu

Le mardi 23 décembre 2025, Aric Henri Sillam, 46 ans, a été arrêté par les forces de l’ordre à la gare de Lyon Part-Dieu. Connu sous le surnom de “Monsieur Henri”, il avait quitté la France peu après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Bordeaux en octobre 2025 à cinq ans de prison ferme pour une importante escroquerie liée aux investissements en cryptomonnaies. :contentReference[oaicite:0]{index=0}

Alors qu’il tentait de rejoindre sa famille pour les fêtes de Noël — direction la région nantaise — accompagné de sa compagne et de sa fille, les policiers ont repéré sa présence dans le train et procédé à son interpellation. Selon les informations recueillies, c’est un dispositif policier spécial qui avait été mis en place après que les enquêteurs eurent déterminé que Sillam se trouvait au Maroc et prévoyait un retour en France.

Une escroquerie aux cryptomonnaies de 5 millions d’euros

Aric Henri Sillam était visé par une enquête lourde concernant des investissements frauduleux en cryptomonnaies. Dès 2018, il aurait mis en place avec plusieurs complices un système d’arnaque consistant à attirer des investisseurs en promettant des rendements exceptionnels sur des placements en Bitcoin et autres cryptomonnaies. Une fois l’argent des victimes transféré, les escrocs disparaissaient sans laisser de trace.

Le montant total du préjudice causé par cette escroquerie est estimé à plus de cinq millions d’euros, affectant des centaines de personnes, notamment dans la région Nouvelle-Aquitaine et ailleurs en France. Certains investisseurs ont perdu l’intégralité de leurs économies, mettant en lumière l’ampleur et la brutalité du stratagème mis en place par Sillam et son réseau.

Cavale à international via le Maroc

Après sa condamnation par contumace en octobre 2025, Sillam avait quitté la France pour se réfugier au Maroc, où il vivait de manière discrète pour échapper à la justice. Les enquêteurs, grâce à des recherches coordonnées, ont réussi à localiser Sillam au Maroc et à surveiller ses déplacements.

Le retour du fugitif en France pour les fêtes de fin d’année s’est avéré être une erreur fatale : un mandat d’arrêt européen était en cours d’exécution, et les services de police ont saisi l’opportunité pour procéder à son arrestation sur le sol français. Immédiatement placé en garde à vue, il devrait être déféré devant le parquet de Bordeaux en vue de son incarcération.

Aric Henri Sillam va enfin rendre des comptes aux victimes

L’arrestation de “Monsieur Henri” a suscité des réactions contrastées. Pour de nombreuses victimes et leurs familles, sa capture est une étape importante vers la réparation et la justice. D’autres victimes ont exprimé le souhait de voir des réformes plus strictes dans le domaine des cryptomonnaies pour éviter de telles arnaques à l’avenir.

Cette affaire attire également l’attention sur les dangers des investissements non régulés et sur la nécessité d’une vigilance accrue de la part des autorités financières et des investisseurs eux-mêmes. Malgré les promesses de gains élevés, les placements en cryptomonnaies restent risqués, et certaines escroqueries peuvent se cacher derrière des propositions séduisantes.

Les arnaques cryptos: un phénomènes endémique

La condamnation et la cavale de Sillam rappellent les défis que pose la lutte contre la cybercriminalité et les fraudes financières transnationales. Les juridictions françaises et européennes s’efforcent d’optimiser les procédures de coopération judiciaire pour traquer et juger les auteurs de ce type d’infractions, souvent difficiles à appréhender en raison de leur dimension internationale.

Si l’arrestation de Sillam marque la fin de sa fuite, elle ouvre également la voie à une procédure judiciaire qui pourrait durer plusieurs mois, alors que la justice s’attelle à faire la lumière sur les responsabilités exactes des différents protagonistes du réseau et à évaluer les moyens de réparation possibles pour les victimes.


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Philippe Miller

Journaliste professionnel, télé et web, carte de presse n°115527, depuis 2010, spécialiste des arnaques financières, des paradis fiscaux et des mafias.

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