L’influenceur masculiniste Paffman est visé par une enquête pour apologie de viol, après des propos tenus sur les réseaux sociaux suscitant indignation et mobilisation.
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1. Qui est le masculiniste Paffman ?
Jeune étudiant en droit à Université de Lille — précisément à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales — Paffman s’est fait connaitre via la plateforme TikTok, en publiant des vidéos à destination d’un public masculin, axées sur la « séduction », la « virilité », et le consentement selon sa vision.
Dans ces contenus, il revendique un discours provocateur : « Un “non” d’une seconde qui intervient après un “oui” de deux semaines, c’est pas un “non”… » selon ses propres mots.
Son audience est de plus de 60 000 abonnés à la date des faits, ce qui lui donne une certaine visibilité.
2. Les propos litigieux et l’ouverture de l’enquête
À la fin du mois d’août 2025, Paffman publie une vidéo dans laquelle il affirme avoir « outrepassé les 20 refus » de sa compagne d’avoir des rapports sexuels avec lui.
Face à ces propos, le doyen de sa faculté a adressé un signalement à la justice, en application de l’article 40 du code de procédure pénale, qui impose à un représentant public de saisir le parquet lorsqu’il a connaissance d’un crime ou délit. Ce signalement date du 25 août 2025.
Le parquet de Lille a confirmé l’ouverture d’une enquête pour apologie de viol — infraction passible de jusqu’à cinq ans de prison et 45 000 € d’amende en France.
3. Réactions et implications
La ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a commenté l’affaire sur le réseau social X, déclarant : « Il faut mettre un terme à la culture du viol. La loi a changé, la culture doit changer. »
De plus, le compte TikTok de Paffman était affiché comme « banni » au matin suivant la diffusion de l’information.
Cette affaire s’inscrit dans un débat plus large sur la montée du discours masculiniste en ligne — et sur l’enjeu du consentement et de la banalisation des violences sexuelles dans certains contenus viraux.
L’enquête est préliminaire : aucune condamnation n’a encore été prononcée.
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