Le dossier, en bref
| Point à examiner | Ce que cela implique |
|---|---|
| Date de création du domaine | Le relevé Whois cité indique le 8 septembre 2026, soit 37 jours avant la publication de cet article. |
| Identité de l’exploitant | Elle doit pouvoir être établie à partir de mentions légales et de registres officiels, pas seulement d’un nom affiché sur une page. |
| Accès privé | Un tableau de bord ou un solde affiché à l’écran ne prouve ni la réalité d’un investissement ni la disponibilité des fonds. |
Un domaine récent, mais surtout une activité à identifier
Le nom de domaine cdpt-immo.com aurait été enregistré le 8 septembre 2026. Sa jeunesse ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une fraude : toute entreprise a un jour créé son site. Elle impose néanmoins une question simple lorsqu’une offre sollicite votre épargne : quelle société exploite réellement cette adresse, et depuis quand exerce-t-elle ?
Avant d’aller plus loin, demandez une dénomination sociale complète, un numéro d’immatriculation, une adresse et l’identité de votre interlocuteur. Recoupez ces informations dans les registres officiels, sans utiliser uniquement les liens transmis par la personne qui vous démarche. Le nom « immo » dans l’adresse ne constitue évidemment pas une preuve d’activité immobilière.
Une page de connexion n’est pas une garantie
Le texte présenté sur la plateforme invite notamment l’utilisateur à « vérifier [qu’il est] sur la bonne adresse », à se connecter et à autoriser les cookies. Cette présentation peut donner une impression de sérieux. Elle ne renseigne pourtant ni sur l’entreprise responsable du service ni sur la destination d’un éventuel paiement.
Le bon réflexe : avant tout virement, exigez des documents vérifiables indépendamment du site et de son interlocuteur. Si l’on vous presse de payer pour « activer » un compte ou débloquer un retrait, interrompez les échanges.
La même prudence vaut pour un courriel provenant d’une adresse se terminant par @cdpt-immo.com. Posséder une adresse personnalisée ne démontre pas que son expéditeur représente une entreprise autorisée ou qu’il est celui qu’il prétend être.
Mentions légales et listes d’alerte : deux contrôles indispensables
Un site professionnel doit fournir des informations permettant d’identifier son éditeur. Si les mentions légales de cdpt-immo.com sont absentes, incomplètes ou impossibles à rapprocher d’une société enregistrée, ne versez pas d’argent tant que cette situation n’est pas éclaircie. Les obligations applicables sont détaillées sur Service-Public.fr.
Le texte à l’origine de notre enquête évoque également une inscription sur une liste noire. Pour connaître le statut actuel de l’adresse, consultez directement les listes et alertes d’ABE Info Service. Une liste peut évoluer ; inversement, l’absence d’un nom sur une liste noire ne vaut jamais validation d’une offre.
Notre avis sur cdpt-immo.com
Nous déconseillons de donner suite à une sollicitation liée à cdpt-immo.com sans vérification indépendante de l’exploitant, de l’offre et de l’éventuelle autorisation nécessaire à son activité. Le caractère récent du domaine, associé à l’usage d’un espace de connexion et aux interrogations sur l’identité de son exploitant, constitue un faisceau de signaux d’alerte. Ces éléments appellent à la prudence ; ils ne dispensent pas de documenter précisément chaque démarche reçue.
Vous avez déjà transmis des informations ou effectué un paiement ?
Conservez les courriels, messages, contrats, captures d’écran et justificatifs de virement. Contactez rapidement votre banque pour examiner les possibilités de recours et changez les mots de passe concernés. Notre guide destiné aux victimes d’arnaques présente les démarches à entreprendre.

