Centurycapital.fund est une page presque vide, signalée par la FINMA, qui ne permet pas d’identifier un service financier réel.

Centurycapital.fund se présente comme un site « Under Construction »

Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez une première orientation

La page accessible sur centurycapital.fund affiche le nom « Century Capital » et le message « Under Construction », c’est-à-dire « en construction ». Sa description évoque seulement des informations de contact et de lancement. Aucun contenu ne permet de comprendre quelle serait l’activité réellement exercée par cette prétendue structure.

Le site redirige vers la version avec « www », sans modifier le contenu présenté au visiteur. Celui-ci reste confronté à une page extrêmement sommaire, composée d’un intitulé, d’un message annonçant un futur lancement et de deux adresses de contact. Il n’y a ni présentation des services, ni documentation, ni identité juridique vérifiable affichée sur cette page.

Élément visible sur Centurycapital.fund Constat Pourquoi cela doit alerter
Nom affiché « Century Capital » Un nom commercial seul ne permet pas d’identifier une entreprise ni son statut.
Contenu principal « Under Construction » Le site ne fournit aucune information concrète sur une offre ou son responsable.
Contacts proposés Deux adresses e-mail Une simple messagerie ne remplace pas des mentions légales et des coordonnées vérifiables.
Informations financières Aucune information visible Aucun cadre réglementaire, produit, risque ou tarif n’est expliqué.

Une page en construction n’est pas, isolément, la preuve d’une fraude. Toutefois, dans le cas présent, l’URL a été placée sur la liste noire de la FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers. Ce signal officiel change radicalement la lecture de cette vitrine : l’absence d’informations devient un facteur de risque majeur, car elle empêche les internautes de vérifier à qui ils confient leurs coordonnées ou leur argent.

Contactez d’autres victimes ! Inscrivez-vous pour être mis en relation

Une page de contact qui ne présente aucune activité contrôlable

Le texte de centurycapital.fund invite uniquement à contacter les adresses %63omplia%6ece@%63%65n%74uryca%70i%74%61l%2efund et %69nfo@%63%65ntury%63apit%61l.fund. Le mot « compliance », généralement associé à la conformité, peut donner une apparence sérieuse. Mais l’emploi d’un vocabulaire professionnel ne démontre ni une autorisation, ni l’existence d’un service de conformité, ni la fiabilité d’un interlocuteur.

La page ne présente aucun formulaire, aucun lien vers des conditions générales, aucune politique de confidentialité et aucun accès à un espace client. Elle ne détaille pas davantage un produit d’investissement, une plateforme de trading, un placement, un service de gestion ou une méthode de contact sécurisée. Le visiteur est donc invité à engager une conversation par e-mail sans disposer des informations minimales nécessaires à une décision éclairée.

Pour une société censée utiliser le terme « Capital », cette absence est particulièrement préoccupante. Un acteur financier légitime doit permettre à ses prospects de connaître son identité, le pays depuis lequel il opère, les règles applicables, les risques des placements et les voies de recours. Centurycapital.fund ne donne rien de tout cela dans le contenu consulté.

Le signal de la FINMA doit être pris au sérieux

La FINMA est le régulateur financier suisse. Son inscription d’une URL dans sa liste d’avertissements signifie que les internautes doivent faire preuve de la plus grande prudence face au site concerné. Vous pouvez consulter les alertes publiées par l’autorité sur la liste des avertissements de la FINMA. Centurycapital.fund y a été placé comme URL associée à une activité frauduleuse.

Ce type de signal est essentiel, car les fraudeurs utilisent fréquemment des noms évoquant la finance, l’investissement ou la gestion de capital afin de susciter la confiance. Une page minimale peut aussi servir de point de contact temporaire : elle recueille des demandes par e-mail, dirige les victimes vers d’autres échanges ou prépare la mise en ligne ultérieure de contenus trompeurs. Le fait qu’un site ne vende rien ouvertement à l’instant où il est consulté ne le rend pas inoffensif.

Ce qu’un visiteur devrait pouvoir vérifier Ce qui apparaît sur Centurycapital.fund
Identité complète de l’exploitant Absente du contenu visible.
Adresse postale et pays d’établissement Absents du contenu visible.
Statut réglementaire et autorisation Absents du contenu visible.
Nature précise des services proposés Absente du contenu visible.
Informations sur les risques et les recours Absentes du contenu visible.

Que faire face à Centurycapital.fund et aux faux acteurs financiers ?

Ne contactez pas les adresses e-mail affichées par Centurycapital.fund et ne transmettez aucune pièce d’identité, donnée bancaire, capture d’écran de portefeuille ou justificatif de domicile. Si vous avez déjà écrit au site, interrompez les échanges dès lors que votre interlocuteur vous demande un versement, des frais de déblocage, un impôt anticipé, un dépôt de garantie ou l’installation d’un logiciel de prise en main à distance.

Si vous avez communiqué des informations ou envoyé de l’argent, conservez les e-mails, captures, coordonnées bancaires, numéros de téléphone et preuves de paiement. Agir rapidement peut aider à signaler les faits à votre banque et aux autorités compétentes. Notre guide conçu pour les victimes d’arnaques détaille les réflexes utiles pour organiser les preuves et engager les démarches adaptées.

Les escroqueries en ligne ne reposent plus seulement sur quelques messages isolés. Elles constituent une véritable industrie, capable de créer des domaines, des pages de façade et des scénarios de contact à grande échelle. Pour comprendre ces mécanismes, consultez notre enquête sur l’industrie de l’arnaque sur Internet. Face à une URL signalée par un régulateur et aussi peu transparente que Centurycapital.fund, la bonne décision consiste à ne rien envoyer et à couper le contact.

Retrouvez nos articles

Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez une première orientation
Nicolas Gaiardo

Journaliste spécialisé dans la fraude financière et la protection des consommateurs. Fondateur du site de presse WARNING TRADING.

Laisser un commentaire