24era.com est aujourd’hui redirigé vers une page de vente de nom de domaine, alors que l’URL figure sur la liste noire de la FSMA.

24era.com figure sur la liste noire du régulateur belge

Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez une première orientation

Le site 24era.com a été placé sur la liste noire publiée par la FSMA, l’Autorité des services et marchés financiers belge. Cette liste recense des acteurs et des adresses internet opérant illégalement ou utilisés dans le cadre de démarches financières non autorisées en Belgique. Cette inscription constitue un avertissement explicite pour les épargnants : il ne faut pas confier d’argent, de documents d’identité ou de coordonnées bancaires à cette adresse.

Le fait qu’une URL apparaisse dans un avertissement officiel est particulièrement important dans le domaine des escroqueries financières. Les fraudeurs créent, abandonnent et remplacent fréquemment des noms de domaine afin de rendre leurs traces plus difficiles à suivre. Une adresse web peut ainsi avoir servi à une fraude, puis être redirigée, désactivée ou remise en vente.

Élément constaté Ce qu’il faut retenir
Adresse concernée 24era.com
Alerte officielle URL placée sur la liste noire de la FSMA
Contenu observé Redirection vers une page de vente de domaine HugeDomains
Offre actuelle Achat du nom de domaine ou règlement échelonné
Prudence à adopter Ne pas considérer cette redirection comme une régularisation de l’activité passée

La présence de 24era.com dans la liste de la FSMA doit primer sur l’apparence actuelle du site. Une page qui ne montre plus de plateforme de trading, d’espace client ou de promesse financière ne fait pas disparaître un signalement réglementaire. Elle peut simplement indiquer que l’infrastructure qui a été repérée n’est plus exploitée sous cette forme.

Contactez d’autres victimes ! Inscrivez-vous pour être mis en relation

Que propose réellement 24era.com lors de notre constat ?

Lors de notre consultation, 24era.com ne mène pas à une société financière identifiable ni à un service d’investissement. L’adresse redirige vers HugeDomains, un site présentant le domaine comme « for sale », c’est-à-dire proposé à la vente. Cette redirection change clairement ce que l’internaute pense visiter : il ne consulte pas le site d’une entreprise nommée 24era, mais une page commerciale consacrée à la cession du nom de domaine.

La page affiche un prix de 2 995 dollars pour acquérir le domaine, avec une possibilité de paiement mensuel annoncée à 124,79 dollars pendant vingt-quatre mois. Elle contient des boutons « Buy now » et « Start payment plan », des formulaires liés à un panier d’achat, ainsi que des arguments habituels de vente de noms de domaine : livraison rapide, paiement sécurisé et garantie de remboursement annoncée sur trente jours.

Cette page ne propose pas un investissement et ne démontre pas que HugeDomains serait l’auteur de la fraude signalée. Elle indique uniquement que le nom de domaine est actuellement commercialisé. Il serait donc trompeur d’attribuer automatiquement l’alerte FSMA au vendeur actuel du domaine sur le seul fondement de cette redirection. En revanche, il serait tout aussi imprudent de présenter cette mise en vente comme une preuve que l’URL est devenue sûre pour les internautes qui auraient été sollicités auparavant sous ce nom.

Une adresse récemment créée, puis mise en vente : un contexte à surveiller

Les données d’enregistrement disponibles indiquent que le nom de domaine a été créé en janvier 2026. Son titulaire est présenté comme une entité liée à la vente du domaine, sous l’intitulé « This Domain is For Sale ». Ce renseignement est cohérent avec le contenu actuellement affiché : le domaine semble être traité comme un actif commercial disponible à l’achat.

Dans les escroqueries en ligne, les noms de domaine sont des outils facilement remplaçables. Une campagne frauduleuse peut s’appuyer sur une adresse pendant une période limitée, avant que celle-ci ne disparaisse ou ne bascule vers une page sans rapport apparent avec les victimes. Les fraudeurs peuvent alors communiquer une nouvelle adresse, modifier leur identité visuelle ou prétendre qu’il s’agit d’une nouvelle société.

Ce que montre la page actuelle Ce que cela ne permet pas de conclure
Le domaine est vendu par une plateforme spécialisée Que les anciens contacts ou propositions liés à 24era.com étaient légitimes
Un paiement en plusieurs fois est proposé Que l’URL peut être utilisée sans risque dans un contexte financier
Aucune offre de trading n’est visible aujourd’hui Que le signalement de la FSMA n’a plus de raison d’être
La page mentionne la sécurité des achats de domaine Qu’elle garantit la sécurité d’une activité passée utilisant cette adresse

Pour les victimes potentielles, l’élément déterminant est l’usage historique de l’URL et son signalement par le régulateur, non l’habillage commercial visible aujourd’hui. Conservez les captures d’écran, courriels, numéros de téléphone, identifiants de messagerie, preuves de virement et adresses de portefeuille de cryptomonnaies éventuellement liés à 24era.com.

Conseils si vous avez été contacté au nom de 24era.com

Si vous avez reçu une sollicitation utilisant 24era.com, ne répondez plus aux interlocuteurs concernés et ne versez aucun complément d’argent, même s’ils évoquent des frais de déblocage, une fiscalité, une assurance, une commission de retrait ou une prétendue récupération de fonds. Ces prétextes sont fréquemment utilisés pour prolonger une escroquerie après un premier paiement.

Prévenez rapidement votre banque ou votre prestataire de paiement, surtout si vous avez transmis des informations bancaires ou validé un virement. Déposez également un signalement auprès des autorités compétentes de votre pays. Ne faites pas confiance aux personnes qui vous contactent spontanément en promettant de récupérer votre argent contre des frais. Les victimes d’une première fraude sont souvent ciblées une seconde fois par de faux récupérateurs de fonds.

Pour organiser vos démarches, consultez notre guide conçu pour les victimes d’arnaques. Il rappelle les réflexes à adopter, les éléments à conserver et les pièges à éviter après une fraude. Les escroqueries numériques ne relèvent plus de situations isolées : elles sont devenues une organisation structurée, fondée sur la multiplication des sites, des identités et des scénarios. Découvrez comment fonctionne cette véritable industrie de l’arnaque sur internet.

Retrouvez nos articles

Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez une première orientation
Philippe Miller

Journaliste professionnel, télé et web, carte de presse n°115527, depuis 2010, spécialiste des arnaques financières, des paradis fiscaux et des mafias.

Laisser un commentaire