Signalé par Warning-Trading dès juillet, vendome-participations-3.com vient d’être inscrit sur la liste noire de l’ABE pour usurpation de professionnel.
Vendome-participations-3.com entre officiellement sur la liste noire
La mise à jour est venue confirmer les sérieux signaux d’alerte que nous avions relevés plusieurs semaines auparavant. Vendome-participations-3.com figure désormais sur la liste noire publiée par ABE Infoservice, le portail commun de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de la Banque de France. L’adresse a été inscrite le 21 septembre 2026, dans les catégories « Crédits, livrets, paiements, assurances » et surtout « Usurpation Professionnel ». :contentReference[oaicite:0]{index=0}
Cette inscription intervient après notre alerte publiée le 3 juillet 2026. À cette date, Warning-Trading avait déjà identifié vendome-participations-3.com comme une offre particulièrement préoccupante, reposant selon notre analyse sur une usurpation d’identité par cybersquattage. Autrement dit, les auteurs de l’offre exploitaient un nom ressemblant à celui d’une véritable société afin de bénéficier artificiellement de sa crédibilité. :contentReference[oaicite:1]{index=1}
Cette chronologie est importante. Une adresse absente d’une liste noire ne doit jamais être considérée, par défaut, comme sûre. ABE Infoservice le rappelle d’ailleurs explicitement : les listes noires ne peuvent pas être exhaustives, de nouveaux acteurs apparaissant régulièrement et les sites pouvant évoluer très rapidement. L’absence d’une adresse dans ces fichiers ne signifie donc pas qu’elle est autorisée à proposer des services financiers en France. :contentReference[oaicite:2]{index=2}
En juillet, un domaine vieux de seulement 78 jours nous alertait déjà
Lorsque nous avons enquêté sur vendome-participations-3.com début juillet, un premier élément avait immédiatement retenu notre attention : l’extrême jeunesse du nom de domaine. Les données Whois consultées à l’époque indiquaient une création le 15 avril 2026. Lors de la publication de notre article, le domaine n’avait donc que 78 jours d’existence. :contentReference[oaicite:3]{index=3}
Cette jeunesse ne constitue évidemment pas, à elle seule, la preuve d’une fraude. Mais elle devient un signal d’alerte sérieux lorsqu’elle s’ajoute à d’autres anomalies. Nous n’avions notamment trouvé aucune réputation établie, aucun historique vérifiable, aucun retour d’expérience significatif et aucune présence professionnelle susceptible de donner de la consistance à l’offre présentée aux épargnants.
Plus étrange encore : le domaine ne proposait aucun véritable site accessible. Lorsqu’un internaute saisissait son adresse dans un navigateur, aucune page présentant une activité, une équipe, des mentions légales ou des services financiers ne permettait de comprendre qui exploitait réellement cette adresse. Nous avions alors envisagé l’hypothèse d’un domaine servant essentiellement à créer des adresses électroniques d’apparence professionnelle. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
Une usurpation d’identité que nous avions précisément documentée
Le cœur du mécanisme que nous avions décrit reposait sur le cybersquattage. Cette technique consiste notamment à enregistrer un nom de domaine suffisamment proche du nom d’une société existante pour provoquer une confusion. Dans le cas de vendome-participations-3.com, notre enquête avait relevé que l’identité d’une société existante au registre du commerce, mais ne disposant pas de présence Internet identifiable, semblait être exploitée pour donner une apparence de légitimité à l’offre. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
Le procédé est particulièrement trompeur pour les particuliers. Une victime qui reçoit un courriel peut rechercher le nom de l’entreprise, constater qu’une société correspondante existe réellement et en conclure trop rapidement que son interlocuteur travaille effectivement pour elle. Or l’existence d’une entreprise au registre du commerce ne prouve absolument pas qu’un site ou une adresse électronique lui appartient.
C’est précisément ce qui rend les usurpations de professionnels si efficaces. Les escrocs n’ont pas besoin de bâtir entièrement une fausse identité : ils peuvent détourner celle d’une structure réelle, enregistrer un domaine ressemblant à sa raison sociale puis utiliser ce domaine pour démarcher des épargnants. L’inscription de vendome-participations-3.com par l’ABE dans la catégorie « Usurpation Professionnel » vient aujourd’hui donner un relief particulier à ce que nous avions identifié en juillet. :contentReference[oaicite:6]{index=6}
Un certain « Richard Pereira » utilisé pour démarcher les internautes
Notre première enquête avait également permis d’identifier un interlocuteur se présentant sous le nom de « Richard Pereira ». Celui-ci utilisait l’adresse [email protected] ainsi que le numéro 01.59.39.42.87 pour démarcher des internautes. Nous avions souligné qu’il s’agissait très probablement d’un pseudonyme, sans pouvoir établir l’identité réelle de la personne située derrière ces coordonnées. :contentReference[oaicite:7]{index=7}
Ce type de personnage joue un rôle central dans les escroqueries financières à distance. L’interlocuteur peut se présenter comme un conseiller, transmettre des documents d’apparence professionnelle, répondre aux questions et accompagner progressivement sa cible vers un investissement. La qualité apparente des échanges ne constitue pourtant aucune garantie sur l’identité réelle du correspondant ni sur la destination des fonds.
À l’époque, l’accumulation des indices nous avait conduits à mettre explicitement en garde nos lecteurs : domaine extrêmement récent, absence de véritable site, réputation inexistante, imitation d’une société existante et démarchage par un interlocuteur dont l’identité ne pouvait être authentifiée. Ces éléments formaient un faisceau de signaux d’alerte particulièrement préoccupant. :contentReference[oaicite:8]{index=8}
L’inscription sur liste noire arrive plus de deux mois après notre alerte
Entre notre publication du 3 juillet et l’inscription du domaine par l’ABE le 21 septembre 2026, plus de deux mois se sont écoulés. Ce décalage illustre une difficulté récurrente de la lutte contre les escroqueries financières en ligne : les fraudeurs peuvent créer et exploiter très rapidement de nouvelles adresses, tandis que leur identification et leur inscription sur les listes officielles interviennent nécessairement après leur apparition.
Cela ne diminue pas l’intérêt des listes noires, bien au contraire. Leur consultation demeure un réflexe essentiel avant d’envoyer de l’argent ou des documents personnels. Mais elles doivent être comprises pour ce qu’elles sont : un outil d’alerte et non un registre exhaustif de toutes les escroqueries existantes. C’est d’ailleurs exactement l’avertissement formulé par ABE Infoservice sur sa propre page. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
Le cas vendome-participations-3.com montre donc l’intérêt de rechercher également l’ancienneté d’un domaine, de contrôler l’identité du professionnel prétendument représenté et surtout de contacter l’entreprise concernée à partir de coordonnées obtenues indépendamment. Il ne faut jamais utiliser uniquement le téléphone, l’adresse électronique ou les liens communiqués par le prétendu conseiller que l’on cherche justement à vérifier.
Vendome-participations-3.com : ne répondez pas aux sollicitations
L’avertissement est désormais sans ambiguïté : vendome-participations-3.com est une adresse inscrite sur la liste noire des autorités. ABE Infoservice invite les internautes à ne pas répondre aux sollicitations provenant des sites ou entités ainsi identifiés. L’inscription du domaine dans la catégorie « Usurpation Professionnel » correspond au mécanisme que Warning-Trading avait documenté dès juillet. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
Les personnes ayant déjà été approchées doivent se montrer particulièrement prudentes. N’envoyez plus d’argent, ne transmettez pas de nouvelles pièces d’identité, coordonnées bancaires ou justificatifs personnels et conservez les courriels, numéros de téléphone, documents, coordonnées bancaires et preuves de virements éventuellement reçus ou effectués. Ces éléments peuvent être utiles pour documenter les faits et effectuer un signalement.
Enfin, cette affaire rappelle une règle fondamentale : attendre qu’une adresse apparaisse sur une liste noire pour s’en méfier est une stratégie dangereuse. Les escroqueries apparaissent souvent plus vite qu’elles ne peuvent être officiellement recensées. Vendome-participations-3.com en fournit une nouvelle illustration : les signaux d’alerte étaient déjà nombreux en juillet. Depuis le 21 septembre, l’adresse figure également noir sur blanc parmi celles signalées par les autorités.

