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Qui se cache derrière dgaro.fr ? Analyse de l’entreprise et de ses propriétaires

Le site dgaro.fr est exploité par DGARO SASU, une société par actions simplifiée unipersonnelle immatriculée sous le SIREN 992 551 887, dont le siège est situé au 149 avenue du Maine, 75014 Paris. Selon les sources publiques telles que le registre du commerce, cette entreprise a été créée le 10/10/2025 avec un capital social de 1 000 €. Son président et bénéficiaire effectif est Charly Goujon, né en août 1983, qui détient 100% des parts et des votes.

DGARO SASU déclare comme activité principale « l’imprimerie (labeur) », soit la conception, fabrication, vente et installation de supports de communication visuelle. Pourtant, le site dgaro.fr a peu d’ancienneté, avec moins d’un an d’existence à ce jour, et ne dispose d’aucun salarié déclaré selon les dernières données. L’adresse du siège est une domiciliation, une pratique courante mais qui ne permet pas toujours d’établir la présence réelle d’une entreprise.

La société est liée à d’autres plateformes adoptant des démarches similaires, comme DGCFFG, et relève d’une structure juridique minimaliste, souvent observée dans le montage de ce type d’offres. Les documents commerciaux, informations légales affichées et correspondances laissent parfois apparaître de légères incohérences, notamment sur les adresses déclarées.

Que propose réellement le site dgaro.fr ? Présentation des offres et fonctionnement

Le site dgaro.fr présente une offre clé en main destinée à la « conformité des entreprises », promettant la livraison sous 24h de tous les registres obligatoires, affichages règlementaires et documents RGPD nécessaires. Plusieurs formules y sont mises en avant, notamment un « Pack Excellence » affiché en promotion à 234,17 € TTC, censé couvrir l’ensemble des obligations documentaires, avec support client 7j/7, livraison rapide, garantie de conformité 2025 et une promesse de remboursement sous 30 jours.

Le discours commercial est très similaire à celui d’autres sites régulièrement signalés : mention de « plus de 5000 entreprises satisfaites », note de 4,9/5 et trois avis clients élogieux, mais sans aucune preuve vérifiable ou date. Le site met en avant plusieurs avantages : documents validés par des « experts juridiques », espace client sécurisé, téléchargements et mises à jour centralisés. Les documents et affichages proposés sont référencés individuellement (registre unique du personnel, registre RGPD, panneaux obligatoires, etc.), souvent à des tarifs très supérieurs à ceux du marché traditionnel ou des éditeurs officiels.

Un point capital à relever : le montant du pack correspond à la somme réclamée dans des courriers adressés de façon agressive à de jeunes entreprises, souvent par fausse « mise en demeure ». Ces pratiques interpellent et renforcent la nécessité de recueillir le vécu des personnes concernées.

Des courriers jugés trompeurs et de nombreux signalements : votre avis est indispensable

Depuis l’été 2026, des centaines d’entreprises ou d’auto-entrepreneurs fraîchement créés reçoivent des lettres « de recouvrement », émises sous l’entête DGARO ou DGCFFG, imitant l’apparence de documents administratifs, exigeant 234,17 € sous menace de poursuites. Ces courriers emploient la rhétorique des administrations : numéros de dossiers, références au Code du commerce ou procédures fiscales, signature d’une « responsable de service » inconnue du public, pression de paiement sous dix jours via un QR code menant directement au site.

Les témoignages recueillis sur des plateformes telles que Signal-Arnaques ou Signal-Conso font état de plus de 30 signalements en un mois, rappellent les classiques de l’arnaque aux affichages obligatoires mais soulignent aussi le professionnalisme de la campagne : usage de sociétés réelles, adresses proches de la réalité, capital social symbolique, aucun salarié. Certains éléments intriguent : adresses discordantes entre site web et registre, mentions légales approximatives, infrastructure web off-shore et présence quasi exclusivement récente du domaine sur le web.

La situation évolue rapidement : le nom apposé sur les courriers peut changer (DGRFO en septembre 2026) sans que le modèle de démarche évolue, ce qui renforce les soupçons sur une infrastructure créée dans une logique de rotation des entités et de brouillage des pistes. Tous ces éléments renforcent l’urgence de recueillir des avis détaillés : chaque témoignage contribue à démêler les faits et à prévenir de nouveaux abus.

Partagez votre expérience et vos avis sur dgaro.fr

Vous avez reçu un courrier de dgaro.fr ou une mise en demeure suspecte ? Le site vous a-t-il démarché ? Vous êtes une entreprise ayant reçu, commandé ou refusé leurs services ? Votre voix compte ! Déposez votre témoignage dans l’espace commentaire sous cet article, en précisant les circonstances, le contenu du courrier ou de la commande, votre ressenti face aux méthodes utilisées, et ce que vous feriez ou avez fait en réponse. Chaque expérience partagée permet d’éclairer la situation et d’alerter d’autres professionnels.

Cette analyse est fondée sur les sources disponibles sur internet à propos de dgaro.fr.

Retrouvez les appels à avis et à témoins sur nous avons publiés sur notre site.

Philippe Miller

Journaliste professionnel, télé et web, carte de presse n°115527, depuis 2010, spécialiste des arnaques financières, des paradis fiscaux et des mafias.

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