Vous êtes sollicités par ai.55aiagents.com ? Ne répondez surtout pas : tout indique qu’il s’agit d’une escroquerie.
Vous êtes victime de cette arnaque ? Obtenez une première orientationAi.55aiagents.com existe depuis moins d’un an
170 jours ! L’URL ai.55aiagents.com a été enregistrée il y a seulement 170 jours. Cette donnée est publique. Elle peut être contrôlée pour n’importe quel nom de domaine. Et c’est souvent un repère utile pour jauger la fiabilité.
En général, plus un site est ancien, plus il inspire confiance. C’est un critère nécessaire, mais loin d’être suffisant : des sites légitimes naissent chaque jour. Dans le cas d’ai.55aiagents.com, c’est en tout cas un premier signal qui doit alerter.
Contactez d’autres victimes ! Inscrivez-vous pour être mis en relationPourquoi l’industrie crypto relance les arnaques au trading ?
Depuis quelques années, nous observons que l’industrie du faux investissement, qui proposait autrefois des services frauduleux de spéculation sur le forex, les options, les marchés à terme ou les CFD, a récupéré l’univers de la blockchain et des cryptos pour continuer à dévaliser les investisseurs.
Ils ne demandent plus à leurs victimes de passer un ordre sur le dollar contre l’euro, par exemple, mais de trader une cryptomonnaie comme le Bitcoin ou l’Ether. Cela leur permet de profiter de l’effet de mode et de l’actualité. Les médias parlent sans cesse du cours des cryptos, de la volatilité du bitcoin, ou d’affaires liées à Bitpanda, Etoro, Trade Republic ou Binance…
Dans l’esprit de nombreux épargnants, la crypto est devenue un placement « comme les autres », alors que c’est un investissement à très hauts risques selon nous. Les escrocs exploitent cette idée pour pousser des personnes vulnérables à acheter des cryptomonnaies. Les victimes sont toujours plus nombreuses à en subir les conséquences lorsqu’elles constatent la disparition de leurs actifs…
Pourquoi les cryptomonnaies sont un nouveau terrain de jeu pour les arnaques ?
Pour les escrocs, l’essor des cryptomonnaies a été une aubaine, une opportunité en or. Jugez plutôt : en 2021, les fraudes et vols de cryptomonnaies ont bondi de 600%. On sait aussi qu’un quart des dossiers traités par l’AMF, le gendarme financier français, concerne des crypto-actifs. Les offres d’investissement en cryptos sont ponctuées de scandales majeurs comme l’affaire Onecoin, qui représente plus de 4 milliards de dollars de préjudice. Et nous signalons régulièrement des arnaques évidentes dans ce secteur. Facteur aggravant : ces dernières années, la flambée d’une crypto comme le Bitcoin a été massivement utilisée par des margoulins pour vendre du « rêve » d’investissement numérique.
La technologie de la blockchain, qui rend les cryptomonnaies possibles, se prête malheureusement à ce type de dérives. Elle a été conçue pour se passer de l’Etat, qui, dans les pays démocratiques, est normalement l’institution chargée de protéger l’intérêt général. Les cryptos s’inscrivent dans une idéologie anarco-libertaire où l’individu est invité à décider seul, selon les informations d’un marché dérégulé de l’information. La conséquence, c’est la multiplication d’offres frauduleuses, où la fraude devient la norme et l’honnêteté l’exception. Il y a tout lieu de penser qu’ai.55aiagents.com doit être classé dans cette catégorie…
C’est d’autant plus paradoxal que la blockchain et les cryptos promettaient une sécurité totale des transactions. Comment s’orchestrent ces escroqueries sophistiquées qui impliquent désormais des monnaies issues de la blockchain ?
Pourquoi le trading sert-il si souvent de support aux escroqueries ?
Le trading sur les marchés financiers et en bourse sert depuis une quinzaine d’années à monter des arnaques de grande ampleur visant les petits épargnants, à qui l’on vend le rêve de devenir trader. 7 milliards d’euros auraient été soutirés aux épargnants français, sans doute bien davantage. Les escrocs recrutent un particulier et l’incitent à prendre des positions à risque élevé, avec une forte probabilité de perte en capital. Et quel que soit le scénario, ces traders d’un jour finissent presque toujours par perdre leur mise, formation ou non.
Ces plateformes prolifèrent parce que chaque intermédiaire peut récupérer le capital perdu par les clients. C’est particulièrement vrai sur le Forex et les CFD (voir notre lexique pour les définitions). Le Forex correspond au marché des devises. Les CFD permettent de parier sur l’évolution d’un prix, y compris celui d’actions. Le principe existe aussi pour les options ou les contrats à terme, encore plus complexes.
Sur le Forex et les CFD, une plateforme de trading est en pratique une bourse décentralisée, et non l’équivalent d’un marché d’actions classique. Cela signifie qu’elle doit gérer elle-même la contrepartie de chaque ordre : le trader n’achète pas un titre, il s’engage sur un règlement futur (ou un encaissement…) selon un événement.
Trading, casino, forex, jeux d’argent, CFD, options… Quelle différence ?
On est donc souvent plus proche d’une bourse de paris que d’un marché où s’échangent des actifs comme des actions. La plateforme peut trouver un autre utilisateur qui prend la position inverse. Elle peut aussi aller chercher une contrepartie ailleurs, sur les marchés mondiaux. Ou encore, elle peut prendre elle-même la position inverse de son client, faisant du site un marché interne.
Mais la plateforme dispose d’un avantage crucial : elle sait qu’en moyenne, un particulier est un mauvais trader. Il perd 9 fois sur 10 comme le montre une étude de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Elle peut analyser les ordres de ses clients et les comparer aux marchés pour mesurer leur niveau d’efficacité.
Si le client accumule les pertes, la plateforme peut estimer qu’elle a intérêt à prendre elle-même la contrepartie, plutôt que de chercher un autre trader. Elle récupère alors la perte à la place du marché.
Au final, ce fonctionnement se rapproche fortement de celui du casino et des jeux d’argent. Les ressorts psychologiques sont comparables : espoir de gain, addiction, recherche de sensations… Beaucoup de gourous l’ont compris et vendent des formations en promettant de « maîtriser » le trading.
Que valent les formations à l’analyse technique et à la stratégie ?
Même formé, un particulier perdra la plupart du temps. Les professionnels le savent, et de nombreux épargnants l’ont appris à leurs dépens. Pourtant, on vous vend des formations pour apprendre l’analyse technique, parfois sans aucun prérequis. Les tarifs sont souvent très élevés, et il peut être bien plus pertinent de placer ces sommes sur des titres ou de solliciter des conseillers financiers.
Dans bien des cas, ces « professeurs » ne vivent pas du trading, mais de la vente de formations. C’est un paradoxe : si leur méthode était si efficace, pourquoi ne pas la garder pour eux ? C’est d’autant plus grave qu’avec l’effet de levier, il est possible de perdre très gros en prenant un risque disproportionné.
L’effet de levier permet en effet de miser de l’argent que l’on ne possède pas. Si l’on gagne, on touche des gains. Mais en cas de perte, on doit rembourser. C’est pourquoi le trading ne doit jamais être présenté comme un investissement sans risque ou « en bon père de famille ». Le trading incarne au contraire l’investissement à risque de perte en capital très élevé, à l’inverse du marché actions. Nous avons un avis très clair sur le trading destiné aux particuliers : il devrait être interdit.
Liens entre le trading crypto et la criminalité organisée
Les sites de trading peuvent être régulés ou non régulés. Lorsqu’ils sont installés légalement dans l’Union européenne et bénéficient du « passeport financier européen », on dit qu’ils sont « régulés ». Ils peuvent alors proposer leurs services dans les autres pays membres, dont la France.
Mais certains petits pays, peu scrupuleux, jouent la carte du nivellement par le bas : ils réduisent le contrôle et les exigences pour attirer des acteurs mal intentionnés. Ces derniers s’y installent pour escroquer des victimes situées dans d’autres pays de l’UE, notamment en France.
Le cas le plus connu est Chypre, à environ 300 km des côtes israéliennes. Les sociétés enregistrées à Chypre arrivent en tête des plaintes déposées à l’AMF car elles profitent de la Directive européenne MIFID. S’ils ne sont pas régulés, cela signifie qu’ils n’ont pas le droit de proposer du trading, mais qu’ils le font quand même. Les régulés sont une sorte d’« arnaque légale ». Les non régulés sont illégaux et relèvent toujours de l’escroquerie. Un trader professionnel n’utilise jamais un site non régulé.
Pour mieux comprendre l’ampleur de ces fraudes au détriment des petits épargnants, nous vous conseillons la lecture de cette enquête publiée par le Times of Israël. Elle explique très bien pourquoi le trading pour particuliers ressemble en réalité à un casino. Cet article et d’autres mettent aussi en évidence les liens entre industrie du trading, jeux d’argent et criminalité organisée.
Cette industrie frauduleuse est devenue si puissante qu’elle parvient à occuper l’espace médiatique sur de nombreux mots-clés. Parfois, elle réussit même à infiltrer des médias respectables pour se faire de la publicité. Ces arnaques touchent désormais toutes les catégories sociales. Ce ne sont pas de simples attrape-nigauds. Il devient très difficile pour un épargnant de s’informer correctement et de trancher. À terme, c’est une menace croissante sur la sécurité de l’épargne, en France comme ailleurs.
Au fond, il n’y a pas de différence essentielle entre jeux d’argent et trading, que ce soit sur CFD ou sur cryptomonnaies. Des pseudo-conseillers proposent donc le trading crypto comme on vend du jeu. Ils activent des ressorts psychologiques puissants : addiction, FOMO, peur de rater une opportunité de gain… Aucun particulier ne devrait trader le Bitcoin…
Trading et cryptomonnaies : une escroquerie sophistiquée
Au vu de tout ce qui précède, nous assumons un avis très défavorable sur les offres de trading en cryptomonnaies. Il est facile de comprendre pourquoi les escrocs se sont repositionnés sur le bitcoin et les actifs crypto : les anciennes plateformes de CFD se sont recyclées et réinventées.
Le scénario reste identique à celui des arnaques au Forex ou aux CFD, mais avec un vernis Bitcoin, blockchain et cryptos. Au téléphone, les recruteurs parlent de levier, cours, positions, achats, actifs, ordres, trades et portefeuilles. Mais à l’arrivée, ce sont les victimes qui racontent les risques pris et les pertes vertigineuses.
Ces arnaques prennent parfois des formes dérivées comme le copy trading. Le principe : copier les ordres d’un trader prétendument très performant. Vous payez un abonnement, puis on vous demande d’ouvrir un compte sur une plateforme connue comme Bitpanda, Etoro, Trade Republic ou Binance, souvent via un lien sponsorisé.
Les arnaques au trading crypto sont encore plus dangereuses et plus travaillées, car elles réussissent souvent à vous faire croire que vous êtes seul responsable. Autrefois, la faute de la plateforme était plus visible. Aujourd’hui, les victimes sont poussées à prendre toujours plus de risques avec un levier trop important ; et lorsque leurs actifs disparaissent, elles ne comprennent pas toujours que la plateforme et le recruteur se sont enrichis à leurs dépens.
Nous rendons donc un avis très négatif sur toute offre qui vous propose de « devenir trader » et qui vise à vous faire ouvrir un compte sur des plateformes d’échange crypto à fort effet de levier, car elles vous exposent à des risques majeurs.
Ai.55aiagents.com se fait passer pour crypto.com
Nous sommes face à une escroquerie par usurpation d’identité. Dans près d’une arnaque sur deux, les escrocs empruntent l’identité d’une vraie entreprise ou d’une administration. Usurper une entité réelle présente des avantages évidents : profiter de sa crédibilité, s’appuyer sur sa réputation, endormir la vigilance des victimes…
Cette méthode est ancienne, mais sur internet elle s’est généralisée via des fausses URL, c’est-à-dire des adresses qui imitent le site officiel. Par exemple, « www.mabanque.com » peut être copié avec des variantes du type « www.mabanque-connect.com », « www.mabanque-clients » ou « www.mabanque-france.com ».
Cette fausse URL peut servir à créer un faux site jumeau (plutôt rare). Elle sert plus souvent à mettre en place un portail de connexion privée. Le plus fréquemment, elle n’affiche même aucun contenu : elle sert seulement à créer des adresses mail du type [email protected], afin de crédibiliser des échanges par email, tout en renvoyant vers le vrai site officiel de l’entité dont l’identité est détournée.
Vous constaterez l’écart entre l’arnaque qui invoque crypto.com et l’adresse réelle du site, ai.55aiagents.com. C’est typique d’une usurpation d’identité.
Nous avons retrouvé dans nos articles d’autres cas d’usurpation visant crypto.com.
Où sont les mentions légales d’ai.55aiagents.com ?
L’absence de mentions légales sur ai.55aiagents.com constitue un point rédhibitoire pour la confiance à accorder à cette entité. En effet, selon la loi de 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, « tous les sites internet professionnels doivent afficher des mentions obligatoires pour l’information du public », c’est-à-dire :
- Identité de l’entreprise : nom, prénom et adresse.
- Numéro d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
- Mail et numéro de téléphone pour contacter votre entreprise.
- Numéro d’identification à la TVA.
- Identité de l’hébergeur.
- Si vous exercez une activité réglementée et soumise à autorisation (pharmacie ou débit de boissons, par exemple) : nom et adresse de l’autorité qui a délivré l’autorisation pour les activités réglementées.
Le non-respect de cette obligation est considéré comme sérieux : il est passible d’1 an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Au regard de la nature des services mis en avant par ai.55aiagents.com, ce manquement a de quoi inquiéter. ai.55aiagents.com semble donc encourir ces sanctions.
Une entreprise qui respecte les règles de sécurité numérique ne peut pas ignorer ces obligations : prendre un tel risque revient à se disqualifier. En ce sens, ai.55aiagents.com se décrédibilise.
Présence de cette entité sur la liste noire de l’Assurance Banque Epargne Info Service
Régulièrement, l’Assurance Banque Epargne Info Service met à jour sa liste noire des sociétés et sites internet non autorisés, tout comme certaines instances européennes. La mise en place de ces listes noires est en partie un aveu des limites des autorités, qui ne parviennent pas à enrayer la prolifération d’arnaques en ligne ni à réguler efficacement internet. Elles recourent donc à cette forme de « shaming » public.
Or, l’entité ai.55aiagents.com figure bien sur cette liste noire. Même si ses représentants tentent de décrédibiliser la liste noire d’Assurance Banque Epargne Info Service avec des discours de conspiration ou de complot, n’en tenez pas compte. L’inscription sur liste noire suit des critères stricts, et l’objectif est avant tout de protéger les particuliers des faux investissements.
L’avis de Warning-Trading : ai.55aiagents.com est une arnaque
Pour nous, il n’y a pas d’hésitation : ai.55aiagents.com est une arnaque et doit être considéré comme telle.
Les victimes ont souvent du mal à accepter que certains déploient autant de moyens, d’énergie et d’ingéniosité pour les dépouiller. Pourtant, c’est bien ce qui se passe : cette URL sert à rançonner des épargnants et fait vivre de nombreux complices. L’arnaque 2.0 est devenue une industrie.


