Des individus se font passer pour l’Arcep par téléphone pour soutirer vos données personnelles — voici comment ça fonctionne et comment vous protéger.


Mode opératoire de l’arnaque

  • Les escrocs contactent la victime en se présentant comme agent de l’Arcep (l’Autorité de régulation des communications électroniques, postes et distribution de la presse).
  • Ils affirment que l’identité de la personne a été usurpée, par exemple pour ouvrir une ligne téléphonique à son nom ou émettre une opération frauduleuse.
  • Ensuite, pour crédibiliser l’arnaque, ils simulent un transfert de l’appel vers la police ou un procureur — en réalité, ce sont toujours des complices.
  • Sous pression, la victime est incitée à donner des informations personnelles sensibles (numéro de carte d’identité, adresse, données bancaires, signature électronique, etc.).
  • Parfois, l’escroc demande aussi à la victime de ne pas divulguer l’affaire, prétendant qu’il s’agit d’une enquête sensible ou confidentielle.

Un cas rapporté : une retraitée a reçu un appel prétendant que sa “ligne était trop utilisée”, avec une usurpation d’identité fictive de 45 000 €, puis le faux appel a été “transféré” à une inspectrice de police fictive.


Ce que l’Arcep dit — et ce qu’elle ne fait pas

  • L’Arcep rappelle qu’elle ne contacte jamais les consommateurs par téléphone pour ce type de démarche.
  • Elle a publié des alertes pour signaler des usurpations de son identité.
  • L’Arcep propose une fiche pratique pour les situations d’appels, SMS ou courriers frauduleux, et rappelle les recours possibles (signalement, etc.). (Arcep)
  • Le nombre de signalements est élevé : plus de 300 depuis juin selon certains médias.

Conséquences et risques

  • Perte ou divulgation d’informations personnelles sensibles
  • Vol d’identité (utilisation de vos données pour des fraudes)
  • Escroqueries bancaires ou prélèvements non autorisés
  • Stress, inquiétude, et démarches longues pour se protéger

Conseils de vigilance — que faire si vous recevez ce type d’appel ?

  1. Raccrochez immédiatement dès que l’interlocuteur prétend être de l’Arcep.
  2. Ne communiquez jamais vos papiers d’identité, coordonnées bancaires ou même un simple code reçu par SMS.
  3. Ne confirmez ni votre adresse, ni l’état de votre domicile (ex. absence) à l’appelant.
  4. Si on prétend “transférer l’appel” vers la police ou un procureur, ne restez pas dans la même ligne.
  5. Faites vos propres démarches : appelez la police, la gendarmerie, ou l’Arcep via leurs numéros officiels (et non ceux fournis par l’appelant).
  6. Signalez l’appel frauduleux via les dispositifs adéquats : la plateforme „J’alerte l’Arcep”, ou via 33700 pour signaler SMS/appels suspects.
  7. Si vous pensez avoir déjà été victime, portez plainte auprès des services de police ou de gendarmerie.

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Philippe Miller

Journaliste professionnel, télé et web, carte de presse n°115527, depuis 2010, spécialiste des arnaques financières, des paradis fiscaux et des mafias.

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